Partager

Christian Ladrette, «Abdoul Karim faisait de l’insubordination, il m’a même fracturé un doigt »


L’affaire du licenciement d’Abdoul Karim Ouattara défraie la chronique dans la capitale du Kénédougou. En effet, un employé de cette structure hôtelière dit être victime d’un licenciement abusif de la part de son patron, Christian Ladrette, le directeur du motel Wassoulou. Il accuse également la direction régionale de l’Inspection du Travail, à travers sa section chargée des règlements des conflits entre agents et chefs de services. Nous avons jugé nécessaire d’écouter les deux parties.

Abdoul Karim Ouattara : «  Mon licenciement qui remonte au 8 janvier 2008 fait suite à une altercation entre le directeur, promoteur de l’hôtel Wassoulou, Christian Ladrette et moi en décembre 2007. Ce-jour là, Christian Ladrette est venu défoncer le coffre de la réception pendant que j’étais de garde et prendre quelques sachets de savon en poudre.

A sa sortie, je l’ai croisé à la porte, sans me poser de question, je lui ai exigé d’aller remettre les sachets de savon en poudre à leur place. Pourquoi cette réaction de ma part ? Parce que c’est lui-même Christian Ladrette qui a avait dit au moment où il divisdait le motel en deux sections, (réception et chambres) que chacun de nous est responsable de la gestion de sa caisse.

Donc j’ai réagi en tenant compte des règles que lui-même a instaurées pour la bonne marche de l’hôtel. Au cours du petit accrochage que j’ai eu avec lui suite à son comportement, très fâché, il s’en alla se munir d’un couteau avec l’aide duquel il m’a blessé au pouce gauche. Après mon licenciement, j’ai été me plaindre à l’inspection du travail.

Sur le champ, le directeur a confié mon affaire à l’agent chargé des règlements des conflits dans les services entre les agents et leurs employeurs. Ainsi, mon agresseur fut convoqué par Aboubacar Camara, c’est le nom de l’agent en question.

A son arrivée, ce dernier lui a demandé les raisons de mon limogeage. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre l’agent de l’inspection du Travail et Christian Ladrette, tout ce que je sais, c’est que Aboubacar Camara m’avait donné rendez-vous pour le lundi qui venait juste après. Quand je me suis présenté, il m’a fait savoir qu’il a calculé mes droits qui se chiffraient à 890.000FCFA. Mais, entretemps, Aboubacar Camara a été muté et remplacé par un certain Bassala Camara.

A ma grande surprise, ce dernier après avoir pris connaissance du différend entre Christian et moi, avait approché M. Ladrette. Je ne sais pas également ce qu’ils se sont dit, mais, je pense que celui-ci a classé mon dossier. Je ne sais pas pourquoi. J’ai décidé de me confier à votre journal parce que je suis convaincu du rôle que vous jouer pour la cause des sans voix. Je n’ai plus d’autre voie de recours et je suis derrière le bon Dieu « .

Christian Ladrette, promoteur de l’Hôtel Wassoulou :  » Dans cette affaire, c’est Abdoul Karim Ouattara qui m’a frappé le premier. Il m’a bousculé en me fracturant un doigt une ordonnance médicale en fait foi. Elle est délivrée par le docteur Hamet R.

Touré de la clinique Pasteur de Bamako en la date du 19 février 2008. Je n’ai jamais pris un couteau contre Abdoul Karim Ouattara, contrairement à ce qu’il dit partout. Dans cette affaire, il ne fait que mentir aux gens. Par ailleurs, je vous dis que Abdoul Karim n’obéissait plus aux ordres que je donnais aux agents.

Je ne peux pas comprendre qu’un employé refuse d’exécuter l’ordre donné par son chef, mais depuis un certain temps c’était le cas de Abdoul Karim Ouattara, qui n’a cessé de me de traiter de tous les noms d’oiseau Il m’a traité entre autres, de sale toubab. Par ailleurs, je tiens à vous dire que je ne suis complice de personne dans cette affaire. Je n’ai fait que respecter les règles en la matière « .


Zhao Ahmed BAMBA

28 Aout 2008