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Entraves à la liberté d’expression : Deux journalistes expulsés de Gao et Kidal

Lundi 7 avril deux de nos confrères ont été expulsés du nord Mali, une partie du pays qui connaît la rébellion dirigée par Ibrahim Ag Bahanga. Nos deux confrères sont de la Chaîne de télévision « France 24 » et du quotidien français « Libération ».

Alors qu’ils exerçaient librement leur profession, nos confrères ont été interpellés par la police et expulsés manu militari comme des malpropres. Leur seul tort est d’avoir exercé leur métier avec abnégation et en toute objectivité.

Joint au téléphone, un cadre du gouvernorat de Gao nous indique que « le gouverneur est absent du Mali et qu’il n’avait pas eu connaissance de cette mesure d’expulsion».

A Gao, le président de l’Assemblée régionale qui était intervenu auprès des policiers n’a pu empêcher ceux-ci de conduire un des journalistes au bus qui devait le ramener jusqu’à Bamako. Quant à l’autre journaliste, nous n’avons pu savoir quelle a été sa destination.

Le nord Mali est il devenu réellement une zone de non droit où les journalistes ne peuvent plus exercer librement leur profession ? Nous avons continué de croire que le Mali était un pays où la liberté d’expression était sans entrave, autant que cet exercice ne comporterait pas d’incitations de nature à troubler l’ordre public.

L’Etat malien a-t-il changé de stratégie dans le traitement de la question du nord Mali ? Les régions nord Mali, Gao, Kidal, Tombouctou sont-elles en train de s’ajouter allégrement à la bande saharo sahélienne qui serait « une zone de non droit », selon une déclaration récente du président de la République lui-même ?

Que se cache réellement derrière cette expulsion de journalistes ?

Le Ministre Touré rend visite à l’AEPAM : Suspension de la grève

Le Ministre des enseignements Secondaire, supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré s’est déplacé en personne au siège de l’AEPAM (Association des Ecoles Privées Agréées du Mali) à Badalabougou pour discuter de la situation de grève des écoles privées.

Après de sérieuses discussions avec les promoteurs, il a demandé avec insistance et pour le bonheur de la nation à ceux-ci de lever leur mot d’ordre de grève et a promis de s’investir personnellement pour dénouer la crise liée au paiement des frais scolaires et des demi-bourses, les décisions additives concernant les élèves non gérés par la CPS au titre des admis du DEF 2007.

Avant de quitter la salle, le Pr Touré a dit : “Aidez moi à vous aider”. A son départ de la salle, une rencontre entre promoteurs a permis de faire le tour d’horizon de la situation et en raison de la démarche du Pr Touré et de l’intérêt des enfants, il a été décidé de suspendre le mot d’ordre. Ainsi une commission Ministère/promoteurs sera mise en place pour le suivi.

Déjà il a été constaté que le traitement des dossiers a pris une bonne longueur d’avance car des paiements ont commencé dans certaines régions et la diligence est observée au niveau des autres structures.

Pour la circonstance, le Ministre était accompagné du directeur national de l’Enseignement secondaire général, Gabriel DABO, du directeur national de l’Enseignement technique et professionnel, Daouda SIMPARA ; de la directrice de la CPS, Mme Bintou MAIGA ; de l’inspecteur en chef de l’enseignement secondaire, Mahamadou DOLO ; du Chef de cabinet, Dr COULIBALY ; de son conseiller technique, Souleymane GOUNDIAM ; du conseiller à la Communication , Mamady TOUNKARA ; de l’attaché de cabinet Mamadou SIDIBE.

09 avril 2008.