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Emigration : Les exigences des expulsés maliens

Après deux jours de travaux les 15 et 16 mars au Centre Djoliba, l’Association malienne des expulsés a formulé une série d’exigences. Elle demande à l’État malien de ne pas signer les accords bilatéraux de réadmission avec l’État français, parce que cela ouvrirait la voie à des quotas d’immigration choisie et amplifierait les expulsions des travailleurs maliens sans papiers. L’État malien a été invité à exiger de ses consulats de cesser de délivrer des laissez-passer qui faciliteraient les expulsions de Maliens et d’exiger de l’État français la régularisation de tous les travailleurs sans papiers. Ils ont invité l’État malien à exiger de l’État français, la restitution des biens des expulsés et qu’ils puissent bénéficier de leurs droits au regard des cotisations versées. Par ailleurs, ils ont demandé au Mali de dénoncer la directive “retour” de l’Union européenne qui est une véritable humiliation pour les peuples africains et de refuser de collaborer avec l’agence FRONTEX créée pour la gestion “externalisée” des frontières européennes. L’État malien a été aussi invité à exiger le gel de l’ouverture du centre international de gestion de l’émigration et le transfert des fonds pour l’assistance aux expulsés. Enfin, l’AME exige la création d’un comité mixte comprenant des représentants du gouvernement et des expulsés afin d’évaluer les préjudices subis.

Sahara : La main tendue du Maroc

Le collectif Saharoui de défense des Droits humains (CSDDH) composé de l’Association Unité et Développement, l’Association la tribune Assaharoui pour l’unité et la fraternité, toutes deux basées à Laâyoun ; l’Association Arraï de Dakhla et l’Association Amal pour la légitimité et l’intégrité territoriale de Boujdour vient d’appeler le “Polisario” et l”Algérie” “à répondre favorablement à la main tendue par le Maroc en vue de mettre un terme définitif au conflit du Sahara, à travers une autonomie qui permette le retour chez eux des séquestrés de Tindouf”.

Il a en outre exhorté “le Front Polisario et l’Algérie à accorder aux séquestrés de Tindouf la liberté de mouvement afin qu’ils puissent revenir à la mère patrie”.

L’appel du CSDDH

Préoccupé par la dramatique situation humanitaire que vivent des milliers de ses frères et soeurs saharaouïs détenus contre leur gré dans les camps du Polisario à Tindouf, dans le Sud-Ouest Algérien, le Collectif Saharaouï de Défense des Droits Humains (CSDDH) appelle la direction du Polisario “à libérer ces otages, victimes d’un conflit artificiel, dont la persistance profite à la seule direction du Polisario, qui s’enrichit du détournement des aides humanitaires destinées à la population”.

Le collectif a en outre renouvelé son “appel au Secrétaire Général des nations Unies pour intervenir en vue de mettre fin aux violations des Droits de l’homme les plus élémentaires commises quotidiennement contre nos frères saharaouis à Tindouf”.

19 mars 2008.