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Pour la traditionnelle causerie religieuse du mois sacré de Ramadan de cette année 1427 de l’ère musulmane et 2006 de l’ère chrétienne, placée sous la haute présidence de Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc, le lundi 2 octobre dernier, trois oulémas maliens étaient à l’honneur. Il s’agit de du professeur Mounir Mahi Haïdara, Moussa Kanta et Abdrahamane Touré.

Animée par le président du Conseil des Oulémas d’Oujda, Mustapha Ben Hamza, la causerie avait pour thème «l’action sociale dans l’islam : consécration et explication».

Ce thème a été choisi, cette année, au moment où le Royaume chérifien adhère à un grand projet dédié à l’action sociale. Ce projet, qui émane d’une vision royale, vise à apporter l’aide et l’assistance aux personnes nécessiteuses.

La présence des oulémas maliens à la Cour royale est un signe qui ne trompe pas. Elle en dit long sur les relations maroco-maliennes qui plongent leurs racines dans plusieurs siècles d’histoire partagée, dont les moments les plus décisifs furent l’occupation du Nord-Mali, sous le sultan El Mansour, par des troupes du renégat Djouder en 1951 et, dans une période plus récente, le combat politique qui a réuni feux le Roi Mohamed V et le Président Modibo Kéïta, au sein du groupe dit de Casablanca.

Aux côtés de plusieurs autres grandes figures de la renaissance africaine comme Sékou Touré, Kwame Nkrumah, Habib Bourguiba et Gamal Abdel Nasser, pour la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue, depuis peu, l’Union Africaine (UA).

Les relations maroco-maliennes, comme nous avons l’habitude de l’écrire, sont marquées, par ailleurs, par un brassage sociologique – beaucoup de nos populations du Nord portent le sang marocain – et donc culturel.

C’est pourquoi, nos us et coutumes sont très proches, de même que notre perception de la vie sous-tendue par la religion musulmane.

Alassane DIARRA

05 octobre 2006.