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Réussir les élections générales de 2007”, c’est sous ce signe que se sont déroulés les travaux de la deuxième conférence nationale du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) les 24 et 25 février au Centre Culturel Islamique de Hamdallaye. Ont pris part à ces travaux les délégués de Bamako et ceux venus de l’intérieur du pays. La cérémonie d’ouverture qui a été présidée par le président du parti le Pr Younouss Hamèye Dicko a enregistré la présence de plusieurs partis amis dont l’URD, l’USRDA, l’UMP, le BDIA.

Une seule allocution a été prononcée au cours de la cérémonie d’ouverture, celle du professeur Younouss H. Dicko. Il a été question de la vie du parti, du découpage administratif et de la situation internationale.

LA VIE DU PARTI

« Il y a un an, nous soumettions les cadres du parti, au cours de la 1ère conférence nationale des cadres à un exercice difficile, parce que intellectuel, politique et professionnel, mais prometteur pour le RDS qui se verra doter de cadres capables de trouver des solutions aux multiples défis du développement de notre pays”, a dit le professeur Dicko. Les principaux thèmes animés en cette circonstance sont: la Loi d’Orientation Agricole et la Loi Electorale.

Cette conférence placée sous le signe de “Réussir les élections générales de 2007” n’est pas un fait du hasard. Ceci à un double sens, dira le président du parti. Le 1er sens est de tout mettre en oeuvre, moyens financiers, matériels, logistiques et intellectuels du parti “pour faire élire le candidat à l’élection présidentielle et pour faire élire nos candidats aux élections législatives”.

Le 2ème sens du thème de cette conférence est profondément politique : Réussir les élections générales de 2007, c’est aussi faire prendre en compte les points de vue, les préoccupations, les lignes saillantes du programme du RDS par les candidats aussi bien dans le débat qu’au moment de la décision.

IMPLANTATION DU PARTI

Né le 12 novembre 2003, le RDS a aujourd’hui 3 ans et 3 mois. Il compte aujourd’hui 32 sections et 4 sections sont en gestation, “on peut dire que le RDS a été solidement implanté dans le pays, en un temps court”. Cela est le fruit de plusieurs missions sur terrain mais aussi la disponibilité et le dynamisme des cadres et militants du parti.

Le professeur Younouss Hamèye Dicko a cependant ajouté que la tâche d’implantation du parti n’a point entamé la volonté d’agir du parti sur le domaine politique par des déclarations, des prises de positions et les conférences de presse sur l’ensemble des problèmes nationaux et internationaux. Dans la lutte pour le développement harmonieux et durable du pays, les préoccupations du parti demeurent sans changement. Elles sont entre autres: l’emploi des jeunes; l’éducation pour tous et la réhabilitation du principe “un village une école”; l’essor de l’université et la recherche scientifique; la multiplication des centres de santé; la réduction de la pauvreté; le renforcement de la sécurité alimentaire.

Pour le parti, renforcer la sécurité alimentaire, c’est sauvegarder notre patrimoine génétique face à l’introduction imprudente des OGM dans notre agriculture et face à la dictature alimentaire que veulent nous imposer les multinationales néolibérales. Il s’agit également de défendre et conserver l’environnement en introduisant et en intensifiant l’arboriculture et en régénérant les essences disparues.

Enfin renforcer la sécurité alimentaire signifie pour le RDS de procéder aux réformes agraires indispensables à la survie des ruraux pauvres. Le parti tient beaucoup au consensus qui, à ses dires, est une grande idée non exploitée et non valorisée. Il propose à ce sujet une véritable équipe pour l’entretenir à travers des débats de fond, des débats de société car, il permet une plus grande stabilité, une plus grande paix sociale, donc la création d’une plus grande opportunité de développement durable.

L’ORTM A MANQUE A SA MISSION PEDAGOGIQUE

Le président du RDS s’en est pris à l’ORTM. Selon lui, l’ORTM a manqué à sa mission pédagogique d’approfondissement du débat ouvert à tous. “En plus de trois années d’existence et malgré notre pugnacité, le RDS n’a jamais été invité à un débat à l’ORTM et c’est avec beaucoup de difficultés que nous nous sommes vus et entendus lors de nos manifestations statutaires”, a dit le professeur.

Le Conseil Supérieur de la Communication et le Comité de l’Egal Accès aux Médias d’Etat ne sont restés en marge de la critique. Pour M. Dicko, ces deux structures “sont restées totalement muettes et aplaties comme la surface du fleuve Niger sans vent!”. Il a ajouté que de telles attitudes sont hautement nuisibles au débat démocratique, à la démocratie, à l’Etat et aux efforts du président de la République et du gouvernement.

La démocratie est un être vivant dont la vitalité se nourrit et se développe dans le débat élégant et civilisé. Le parti a fait des propositions en matière de décentralisation. Il s’agit de la mise en place d’un fonds de solidarité ; l’accroissement du nombre des régions économiques du Mali de 8 à 23 ; l’élection des Gouverneurs ; la nomination des préfets dans les six communes actuelles de Bamako.

Parlant des élections de 2007, le RDS estime qu’elles constitueront un test de vitalité et de viabilité pour la démocratie malienne. Le parti a pris des positions étudiées et élaborées, il a soutenu ATT, homme de paix sociale, homme du désenclavement du Mali, homme des oeuvres sociales. C’est pour toutes ces raisons que le parti a décidé de signer la plate-forme de l’ADP. Sur le plan extérieur. Il a des pensées pour les peuples ivoiriens, guinéens, palestiniens, iraniens et irakiens.

Mamadi TOUNKARA

26 février 2007.