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L’Union des Maliens pour le Progrès (l’UMP) organisera à partir de ce vendredi 27 février, sa 4ème Conférence nationale et ce jusqu’au 28 du même mois, au CICB. Cette conférence est différente des précédentes dans la mesure où elle s’inscrit dans le cadre des préparatifs des élections communales d’avril prochain.

Cette instance regroupera les délégués des 33 sections que compte le parti dans le District de Bamako et dans le Mali profond. Elle examinera des projets du Bureau Politique National, la problématique du financement du parti et des questions diverses.

En marge de cette conférence nationale, les dirigeants du parti bénéficieront d’une formation relative aux communales prochaines. Ainsi, des thèmes aussi riches et variés tels que l’aperçu général sur le processus électoral du Mali, la gestion des candidatures aux élections communales, la distribution des cartes d’électeurs, la fraude et la corruption électorales, la gestion des bureaux de vote.

Née d’une dissidence au sein du BDIA, lui-même né d’une scission de l’US- RDA, l’UMP du Pr. Amadou Touré (brillant professeur de linguistique et de méthodologie de recherche) a été mise sur les fonts baptismaux le 25 mai 2003.

Dépourvue de moyens financiers à sa naissance, l’UMP qui croit en l’avenir du Mali, en la forme républicaine de l’Etat, au respect scrupuleux des droits de l’homme, s’est engagée à faire la politique « autrement » et en se démarquant du consensus d’alors.

Petit à petit, les actions posées par ATT ont dû la convaincre et voici le Pr. Touré et l’ensemble des structures de son parti, tombés dans l’escarcelle du chef de l’Etat.

Rapidement, il militera pour un second mandat en faveur du président sortant. C’est ainsi que l’UMP oeuvrera à l’instar de l’ADEMA, l’URD, le CNID, le MPR et autres à la formation de l’ADP dont elle assure les fonctions de secrétaire administratif.

Avec quelques dizaines de conseillers communaux engrangés en 2004 à Kati, Niono, Niéna, Dioïla, Léré, l’UMP décroche un portefeuille dans le gouvernement de Modibo Sidibé. Il s’agit du département des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique.
Ce ministère, il faut le reconnaître, a été attribué plus au Pr. Amadou Touré qu’à l’UMP qui n’a aucun siège à l’Hémicycle.

C’est le parcours universitaire impressionnant du Pr. Amadou Touré, doublé de ses qualités morales (les étudiants et profs de la FLASH et l’ENSUP en savent quelque chose) qui ont plaidé en sa faveur.

Néanmoins, en homme politique modeste et averti, il le met au compte de son parti. Celui-ci, il faut en convenir, bat de l’aile puisqu’il n’a même pas pu remplir les conditions permettant de bénéficier de l’aide publique aux partis.

Le président du parti, très préoccupé par l’école pour laquelle il est en train de poser des actes salutaires, a vraisemblablement ravalé son parti au second plan.

Malheureusement, il ne se trouve personne en son absence pour animer le parti et le projeter au devant de la scène comme une force de proposition. Ce qui était le cas hier ne l’est plus aujourd’hui.


Chahana TAKIOU

27 Février 2009