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Le Centre du Secteur Privé (CSP) dans le cadre de la mise en œuvre de sa mission, organise chaque trimestre, une série de conférences visant à mieux éclairer les opérateurs économiques maliens sur l’action des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et sur les possibilités qui leur sont offertes à travers la connaissance des structures d’appui public et privé.

La dernière conférence en date s’est déroulée, samedi 14 mai. Elle avait pour thème  » Les structures d’appui et leur rôle dans le développement des PME et des PMI  »

Cette quatrième conférence thématique, animée par Mohamed Simpara, conseiller technique au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, a été organisée grâce à l’appui financier du Fonds d’Appui pour la Formation Professionnelle et l’Apprentissage (FAFPA).

En prélude à l’ouverture officielle des débats, le Directeur du Centre du Secteur Privé, Baïdy Diakité, a en premier lieu, présenter sa structure. Laquelle vise à travers l’organisation de ces conférences trimestrielles à amener les acteurs de l’Etat de prendre en compte la dimension de la communication dans leur mission de base.

Selon Baïdy Diakité, malgré la jeunesse de sa structure, celle-ci œuvre pour promouvoir les activités du secteur privé au Mali.

L’orateur de soutenir que le CSP s’engage à appuyer 70% des acteurs économiques peu professionnels. « Le CSP est là pour collecter et diffuser l’information à l’endroit des acteurs et partenaires du secteur privé « , a-t-il laissé entendre.

Il convient de souligner que le Centre du Secteur Privé (CSP) entend faciliter la relation entre les administrations et les usagers entrepreneurs. L’objectif de ce processus est de permettre au partenaire d’avoir toute l’information nécessaire à ses choix et à l’exercice de sa responsabilité.

Quant au conférencier, Mohamed Simpara, il fait l’état des lieux de la situation des Petites et Moyennes Entreprises (PME) au Mali. Selon lui, pour accroître la compétitivité globale de l’économie en vue de mieux tirer profit des nouvelles possibilités qu’offre le processus d’intégration régionale et celui de la mondialisation,

le gouvernement a bien fait de privatiser des entreprises publiques. Cette politique, à en croire le conférencier, a permis l’accroissement rapide du nombre de PME privées. Pour ce qui est de l’appui aux PME au Mali,

le conférencier de soutenir qu’il a été conçu et mis en oeuvre au niveau des différents ministères en l’absence de tout dispositif institutionnel unique de supervision.

Le conférencier a par ailleurs souligné que le cadre de concertation du secteur privé est composé de façon paritaire du secteur public et du secteur privé. De nombreux programmes d’appui au secteur privé ont été mises en œuvre ou sont en cours d’exécution.

Ils sont classés en trois catégories notamment l’assistance à la création d’entreprise et à la recherche de financement,

la facilitation de l’accès des entreprises aux services d’appui en gestion et enfin, l’amélioration de l’environnement des affaires et le soutien aux organisations intermédiaires.

Concernant les contraintes de développement des PME, maliennes M. Simpara a mis l’accent sur l’étroitesse du marché intérieur, régional.

Le représentant de l’Association pour la Promotion des Entreprises Privées (APEP) Cheick Abdoulaye Cissé, a fait la synthèse des questions. Il s’est, ensuite, focalisé sur le mode de financement dans le secteur privé. Selon lui, il faut l’adéquation entre l’emploi et la formation.

Le représentant de Stratégie et Technique pour l’Envole des Petites Entreprises (STEP) Jean Téssougué, de souligner que des structures font tout azimut des prestations non financière. Un autre intervenant de poser le problème de l’énergie pour les entreprises.

A souligner que l’un des aspects importants du débat a été évoqué par le représentant de l’Association Malienne pour Qualité (AMQ). Il s’est appesanti sur le taux d’intérêt des banques qu’il juge très élevé.

Au terme de la rencontre, quelques recommandations pour aider les PME à évoluer ont été formulées. Il s’agit, entre autres, de l’organisation d’une journée sur les structures d’encadrement en vue de la loi d’orientation du secteur privé,

de la capitalisation et la consolidation des acquis, la création d’un réseau des structures d’appui, la formation, la communication et la sensibilisation.

Fatoumata Mah THIAM DOUMBIA

20 Mai 2008