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Pour une participation effective des femmes aux élections locales de 2009

Dans le cadre de la relance de ses activités et dans un souci de tisser un partenariat fécond avec la presse nationale et internationale, le Cadre de Concertations des Femmes des Partis Politiques du Mali (CCFPP) a organisé, le lundi 14 juillet, au Centre Aoua Kéïta, une conférence de presse. Pour corriger l’image de la démocratie malienne qui se veut un modèle dans la sous-région et en Afrique, mais qui marginalise les femmes.

Pouvons-nous oublier le rôle de la femme malienne dans le panafricanisme, dans le syndicalisme ?». «Que dire de la femme rurale qui constitue le pilier du développement socio-économique de ce pays ?». Malgré tout cela, la question se pose encore aujourd’hui de savoir «quel sort pour la femme malienne dans la gestion moderne des affaires du Mali ?». «De quels droits et reconnaissance jouissent-elles ?».

Telles sont les préoccupations prises en compte par les femmes des partis politiques lors de la conférence de presse. Selon elles, les femmes constituent la majorité numérique avec 51% de la population malienne.

Débout et omniprésente, la femme malienne est sur tous les fronts de l’édification nationale depuis la lutte anticoloniale à l’avènement de la démocratie, en passant par les première et deuxième Républiques.

L’organisation de cette conférence de presse vise à solliciter l’accompagnement de la presse pour corriger l’image de la démocratie malienne qui se veut un modèle dans la sous-région et en Afrique mais qui marginalise les femmes. Et aussi pour une forte participation effective des femmes dans les élections locales de 2009.

Pour mieux préparer ces élections locales de l’année prochaine et pour une participation effective des femmes à ce scrutin, le directoire du Cadre de Concertation des Femmes des Partis Politiques, en concertation avec les femmes de tous les partis politiques, va mener un plaidoyer.

«Nous avons besoin que la presse nous aide à rappeler aux dirigeants de nos partis politiques qu’ils ont besoin de la vision des femmes pour leur implantation mais que le Mali tout entier a besoin de la vision des femmes dans le développement des communes, des cercles et des régions» a laissé entendre Mme Mariko Korothoum Théra.

Selon la conférencière, Mme Théra Korotimy Théra, porte-parole du Cadre «la Constitution malienne donne une place de choix à la femme puisque, elle interdit toute discrimination basée sur le sexe et accorde à tous les mêmes droits civiques».

Malgré ce contexte plus que favorable à la promotion de la femme, les chiffres montrent des résultats plutôt décevants, de la première à la troisième République et cela aussi bien aux postes nominatifs qu’aux postes électifs. «En effet, au plan électif, les derniers résultats des législatifs ne sont guère encourageants. Dans la sphère politique les femmes représentent à peine 1% des maires, soit sept maires sur 703, 6,53% des Conseillers municipaux, 10% des députés, 8% des Conseillers dans le HCCT par les mandatures» a-t-elle ajouté.

D’après l’oratrice, c’est devant ce constat que le Cadre a été créé en novembre 2003, avec l’appui technique du National Democratic Institute (NDI). Il a pour mission principale d’organiser et de renforcer la solidarité au sein des femmes des partis politiques autour de leurs préoccupations communes et les rendre plus fortes et plus présentes dans la construction d’une démocratie plus inclusive et plus intégrale.

Au cours de cette conférence, Mme Théra Korotimy Théra a aussi rappelé les activités menées par le Cadre depuis sa mise en place.

Entre autres, l’organisation d’un atelier de formation pour les femmes candidates aux élections législatives de 2007, la sensibilisation des femmes politiques sur leur participation et leur positionnement sur les listes de candidatures.

Bandiougou DIABATE

Stagiaire

18 Juillet 2008