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La journée internationale des travailleurs, célébrée le1er Mai de chaque année, est généraleles gouvernements. C’est dans ce cadre que se situe cette rencontre avec les hommes des médias, organisée par les premiers responsables de la CSTM..

Hamadoun Amion Guindo a indiqué, dans son intervention, que sur la base d’un accord entre le gouvernement et certains partenaires sociaux, le gouvernement a, au cours du conseil des ministres du jeudi 23 avril 2009, décidé d’intégrer séparément les contractuels de l’éducation (tous ordres confondus) dans la Fonction publique de l’Etat d’une part et dans la Fonction publique des collectivités d’autres part. Il a alors annoncé que le Snesup, la Coses, la Fen, la Fenarec et le Snep ont déposé un préavis de grève qui va du mardi 5 au mercredi 6 mai prochain. Il a invité tous ses militants à rester vigilants pour l’aboutissement de toutes les revendications et particulièrement celles relatives à l’intégration des enseignants contractuels dans la Fonction publique de l’Etat.

Pour le conférencier, la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Elle signifie essentiellement que les entreprises de leur propre initiative, contribuent à améliorer la société et à protéger l’environnement, en liaison avec les parties prenantes.

En outre, le secrétaire général de la CSTM a expliqué que la notion de responsabilité sociale des entreprises, qui est le droit de regard des diverses parties prenantes de l’entreprise, représente une nouvelle forme de régulation du capitalisme.

Pour le secrétaire général de la deuxième centrale syndicale du Mali, au cours de ce mois, il sera surtout question de parler du travail décent. Les travailleurs doivent savoir ce que comporte le concept de travail décent.

Les droits du travailleur incluent le droit de chacun de jouir des conditions de travail justes et favorables, y compris un salaire équitable, c’est-à-dire une rémunération égale pour un travail de valeur égale, l’égalité des chances, des conditions de travail sûres et salubres, des heures de travail et de repos raisonnables, ainsi que le droit à être membre de l’organisation syndicale de son choix et à participer aux négociations collectives.

Le droit à un travail décent implique également, selon le syndicaliste, l’accès à un travail productif et suffisant d’une qualité acceptable, dans lequel, les droits de la personne qui l’exerce, sont protégés. Un travail qui assure un revenu suffisant avec une couverture sociale convenable. Un travail suffisant signifie que chacun a pleinement accès à une source de revenu. Le droit à un travail décent recouvre trois types de droits : le droit au travail, les droits du travailleur et le droit à une protection sociale convenable.

Pour M. Guindo, le droit à un travail décent ne se limite pas au travail salarié : il englobe aussi le travail indépendant, le travail à domicile et d’autres activités rémunératrices. Il requiert l’instauration d’un environnement social, économique et physique dans lequel toutes les personnes ont des chances égales et équitables de prospérer par leurs propres efforts et dans des conditions qui respectent leur dignité. Ainsi conçu, le droit à un travail décent a pour corollaire la responsabilité de promouvoir les compétences individuelles et de développer les possibilités qui permettront à chacun, de trouver un travail productif pour gagner décemment sa vie.Le droit à un travail décent présuppose l’existence à la fois d’emplois et de facteurs indispensables à la création de revenus : capitaux, accès au crédit, réglementation favorable, etc.

Fatoumata Mah Thiam KONE

30 avril 2009