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Les personnes interpellées environ une cinquantaine ont été citées pour avoir commis des actes de vandalisme, des casses, des troubles graves à l’ordre public, des dommages volontaires à la propriété mobilière et immobilière d’autrui, vol et complicité de vol.

Ce sont les communes V et VI qui ont le plus souffert après le match Mali-Togo comptant pour les éliminatoires combinés Coupe d’Afrique et Coupe du Monde de Football. C’est dans ces communes où beaucoup de personnes ont été interpellées puis déférées devant le Procureur de la République près le Tribunal des communes respectives.

Les salles d’audience ont été prises d’assaut par la foule. Les chefs d’accusation varient d’un groupe à un autre. Mais ceux qui sont poursuivis pour viol n’ont pas été jugés par la chambre correctionnelle.

Cette infraction est considérée comme un crime selon le code pénal malien. Ils passeront devant la Cour d’Assises. Les accusés ont passé des heures difficiles devant la Cour, menottés. Tous ceux qui ont été retenus coupables ont été condamnés. Les peines prononcées vont de 3 mois à deux ans d’emprisonnement ferme.

A travers ce procès, les autorités du pays ont voulu transmettre un message aux casseurs. Il s’agit de leur faire comprendre que les biens publics et privés sont sacrés, qu’ils ne doivent être détruits sous aucun prétexte. Quelle que soit sa colère, personne ne doit porter atteinte à la chose publique ou privée.

Certains avaient tenté dans la nuit du 27 mars de s’emparer de certains biens et de porter atteinte à l’intégrité des personnes. Les temps ont changé. Le Mali n’est plus sous un régime dictatorial. Ceux qui croient que nous étions dans la même logique des événements de mars 1991 se sont trompés.

Car ceux qui avaient cassé n’avaient pas répondu de leurs actes. C’est le peuple qui voulait un changement de régime. Cette fois-ci tel n’est pas le cas. L’homme qui dirige le pays a été élu démocratiquement. Il a un mandat limité et à l’échéance de son mandat de nouvelles élections seront organisées. Quelques individus ne peuvent pas se lever du jour au lendemain pour troubler l’ordre public.

Nous sommes dans un pays de droit et chaque citoyen tient à préserver ses droits. Et malheur à ceux qui y porteront atteinte. Comme a eu à le dire le Procureur de la République de la Commune VI Mahamane A. Maïga, ce procès a une portée pédagogique et doit servir de leçons à tous.

Mamadi TOUNKARA

13 avril 2005