Partager

Démarrés le 23 août, les concours directs de recrutement de 837 agents dans la fonction publique ont pris fin le 7 septembre. Les premiers qui ont concouru, c’est-à-dire les inspecteurs des finances, des impôts, les médecins et autres techniciens de l’action sociale attendent impatiemment la proclamation des résultats déjà entre les mains du directeur national de la Fonction publique, Ali Traoré. Le dilatoire observé dans la proclamation de ces résultats donne lieu à des commentaires inquiétants.

Il n’est pas rare d’entendre, chaque année, que les concours d’entrée à la fonction publique sont truqués. Cette année, l’organisation des concours d’entrée à la fonction publique a été améliorée par rapport aux années précédentes. Les choix des sujets et des correcteurs ont été faits dans la plus grande discrétion.

L’innovation majeure réside dans le fait que les corrections se faisaient aussitôt après les épreuves. Et, c’est sous l’œil vigilant du ministre en charge du dossier, Me Abdoul Wahab Berthé, que les corrections sont faites dans l’enceinte même du ministère de la Fonction publique.

Les premiers candidats à concourir pour les postes d’Inspecteurs et de Contrôleurs des Finances, des Impôts, du Trésor et autres, attendent impatiemment la proclamation des résultats qui tardent à tomber. Ils étaient annoncés pour le week-end dernier. Mais les intéressés ont attendu en vain.

Aux dernières nouvelles, il semble que c’est au niveau de la direction nationale de la Fonction publique que ça «cloche». Le patron de ce service, Sidi Traoré, joue au dilatoire pour des raisons non encore connues. Il est barricadé dans son service et n’est pas disposé à recevoir. Même la presse.

En tout cas, nombreux sont les candidats qui soupçonnent la direction de la Fonction publique à vouloir «magouiller» alors qu’en amont tout a été mis en œuvre pour éviter la fraude et autres spéculations.

Les résultats déjà disponibles dont les échos ont envahi la ville devraient être rapidement publiés. Sinon, plus cela dur, plus la crédibilité des concours concernés sera entachée. Il urge donc de proclamer au plus vite les résultats pour éviter d’éventuels débordements.

Rappelons que ce sont des milliers des jeunes chômeurs qui ont pris part aux différents concours, à Bamako, Kayes, Mopti et Gao, qui doivent pourvoir à 837 poste dans l’administration d’Etat. Toutes les catégories et toutes les spécialités sont concernées par ce recrutement dans la fonction publique.

Chahana TAKIOU

11 Septembre 2008