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Magouille et népotisme sont des accusations lancées après le dernier concours de notariat.
Le samedi 29 mai 2010, la Chambre nationale des notaires a organisé à Bamako, centre unique, un concours de recrutement d’aspirants notaires de première et deuxième catégorie. Les postulants parmi lesquels des maîtrisards et docteurs en droit étaient au nombre de 170 pour 5 places à pourvoir.

Les résultats proclamés le jeudi 3 juin, donnent lieu à des dénonciations contre des pratiques douteuses, qui tranchent avec la moralité du concours. Selon des candidats, qui n’ont pas pu obtenir le précieux sésame et surtout des personnes qui avaient la main à la pâte dans le déroulement de ce concours, la transparence n’était pas la chose la mieux partagée.

 » Les résultats proclamés étaient ceux connus d’office », fulmine un dénonciateur. Ce dernier se base sur le niveau intrinsèque des lauréats qu’il connaît dans leur milieu professionnel du bout des doigts. Sans faire dans de polémique ou dénonciation calomnieuse, il met au défi les examinateurs de ressortir les copies des épreuves des recalés et des admis pour une confrontation.

Ce méli-mélo constaté dans le concours des notaires n’est pas le premier du genre au Mali. En 2009, nous avions levé le lièvre sur des pratiques mafieuses constatées dans un concours de recrutement d’auditeurs de justice, organisé par le ministère de la Justice. Le coup de colère était venu de la part de parents qui avaient mis la main à la poche en déboursant 1 à 2 millions de F CFA sans avoir le résultat souhaité pour leur enfant ou protégé.

D’autres concours de la fonction publique, de la police, de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers, etc. sont entachés des mêmes irrégularités. Mais les articles de presse sur ces sujets sont comme une tempête dans un verre d’eau.

Abdrahamane Dicko

07 Juin 2010.