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Au centre international des conférences, la cérémonie d’ouverture des travaux des concertations nationales a eu lieu sous la présidence Ousmane Issoufi Maïga Premier ministre.

Etaient également présents, Mme Bâ Hawa Keïta, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, plusieurs membres du gouvernement, notre compatriote Dramane Haïdara qui est le représentant du bureau sous-régional du Bureau international du travail (BIT), ainsi que nombreux autres invités.

Ces concertations nationales qui offrent un cadre de dialogue et d’échange pour tous les acteurs et intervenants dans la problématique de l’emploi, interviennent à la suite de discussions organisées dans les régions en septembre dernier.

Ces discussions ont été une occasion pour tous les acteurs de mesurer ensemble le chemin parcouru ; de partager les préoccupations afin que la politique nationale de l’emploi intègre la dimension locale comme objectif prioritaire de développement ; et de partager le contenu des résolutions de Ouagadougou, ainsi que de jeter les bases d’une collaboration dynamique entre tous les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle.

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a comme ambition de jeter les bases d’une meilleure coordination de la politique nationale de l’emploi, de vulgariser les résolutions du sommet des chefs d’État et de gouvernement de Ouagadougou, mais surtout d’élaborer un chronogramme pour le plan d’action national pour l’emploi conformément aux résolutions du sommet.

De façon générale, la politique nationale de l’emploi s’assigne comme objectifs de sécuriser les emplois privés existants, améliorer les performances du secteur public, réduire le chômage et le sous-emploi en créant des emplois et en intensifiant les activités, accroître la demande de main-d’oeuvre grâce au développement du secteur privé, accroître l’offre de main-d’oeuvre grâce à une meilleure formation et qualification adaptées aux besoins, généraliser la promotion de l’emploi local en tenant compte des spécificités régionales et en privilégiant le recours à la haute intensité de main-d’œuvre…

Le premier ministre, dans son intervention a expliqué que « Le gouvernement a très tôt pris conscience de son importance sur la stabilité sociale et sur l’économie des ménages. Au gouvernement, nous sommes convaincus que la stabilité économique et sociale de notre pays dépend dans une grande mesure des réponses opportunes à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion par la création d’emplois décents et durables au profit du plus grand nombre de nos concitoyens ».

Ainsi, dans le but de trouver des solutions adéquates aux difficultés d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, le gouvernement et ses partenaires, a annoncé le premier ministre, se sont accordés sur une importante et pertinente opération dénommée Programme d’emploi des Jeunes (PEJ).

D’un coût estimatif de 18 milliards de Fcfa, le Programme d’emploi des Jeunes a comme objectif d’offrir aux jeunes urbains et ruraux de 15 à 40 ans, le maximum de possibilités tant dans le domaine de l’emploi salarié que de l’emploi indépendant.

Ainsi de juin 2002 à la fin décembre 2005, les services de l’emploi ont enregistré, tous secteurs confondus, la création de 47.491 emplois sur l’étendue du territoire dont plus de la moitié est immatriculée à l’INPS.

Au titre de l’APEJ, près de 3000 jeunes ont été placés en stage, près de 2500 ont bénéficié d’une formation qualifiante, 1765 jeunes sont placés dans les services publics dans le cadre du volontariat.

En outre, l’APEJ a contribué à l’aménagement de 443 hectares de terres sur lesquelles des jeunes sans emploi ont été installés et au financement de 980 projets.

Quant au ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, elle a affirmé que cela faisait bientôt une décennie que la politique nationale de l’emploi avait été adoptée par le gouvernement, donc, avec le temps, il s’avérait nécessaire, de procéder à des échanges élargis pour évaluer les résultats de sa mise en oeuvre afin d’envisager des orientations nouvelles pour les actions à venir.

Les deux jours de travaux, ont été sanctionnés par les recommandations suivantes : La création d’une synergie entre les différents acteurs et parties prenantes à la mise en oeuvre de la politique nationale de l’emploi, la définition d’un cadre avant-gardiste pour la mise en oeuvre de la recommandation de l’ONU relative au droit à la dignité pour les personnes handicapées, l’appui et le soutien à l’éclosion des initiatives locales d’emploi dans le cadre d’un développement local durable et la création d’un cadre favorable à la création et à la promotion des entreprises.

Promesse a été faite par Mme Bâ Hawa Keïta aux participants, que le rapport issu des travaux sera transmis aux plus hautes autorités.

12 octobre 2006.