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C’est dans une déclaration dont copie nous ait parvenue que le Front Uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) informe qu’il «a décidé de ne pas participer aux concertations “nationales” que préparent le Premier Ministre et son gouvernement.»

Le 16 août dernier, le FDR avait donné son accord de principe pour participer aux concertations nationales en cours de préparation «si elles étaient organisées par un gouvernement d’union». Ledit gouvernement a été formé une semaine après cet accord obtenu sous «arbitrage» du président de la République par intérim. «Le FDR est toujours disponible pour participer à d’éventuelles assises nationales qui ne remettraient pas en cause les institutions constitutionnelles», déclare le front qui s’est opposé au coup d’Etat du 22 mars ayant plongé le pays dans une crise institutionnelle. Pour autant, l’introduction de ladite déclaration ne laisse aucune ambigüité : «Le Front Uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République informe l’opinion publique nationale et internationale qu’il a décidé de ne pas participer aux concertations « nationales » que préparent le Premier Ministre et son gouvernement».

Pour le FDR, la composition de la commission d’organisation, présidée par le directeur de cabinet du premier ministre, est «partisane et déséquilibrée». «Sur les 49 membres de cette commission, 12 appartiennent au cabinet politique et militaire du Chef du Gouvernement, huit (8) sont membres de la COPAM, neuf (9) représentent le Gouvernement et les Forces armées, quatre (4) appartiennent au regroupement  » Convergence pour Sauver le Mali » (proche du Premier Ministre), Trois à IBK-2012», a expliqué Ibrahima N’Diaye, vice-président du FDR. «Il est prévu deux(2) représentants pour le FDR», a-t-il indiqué. Pour lui, l’absence de l’ADPS, du FMR, du FRDP Maliko est une injustice.

En fait, le FDR conditionne sa participation à la recomposition de la commission d’organisation desdites assises et exige que le président soit choisi «de commun accord» avec les acteurs politiques. Le collectif de partis politique et d’organisations de la société civile conteste dans les documents préparatoires «l’instauration d’un régime d’exception» qu’il juge être «aux antipodes des prescriptions de la Constitution».

Seydou Coulibaly

05 Novembre 2012

©AFRIBONE