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La société civile malienne prendra part aux travaux de la prochaine concertation nationale. C’est la principale information qui a filtré d’un atelier organisé le week-end dernier au Gouvernorat du district par les deux regroupements des organisations de la société civile du pays. A savoir le forum des organisations de la société civile malienne et le Conseil national de la société civile.

Avant la fin même des travaux de cet atelier, les responsables de ces deux organisations de la société civile, Allaye Touré pour le CNSC et Mamadou Diabaté pour le compte du Forum des organisations de la société civile étaient face à la presse pour donner leurs avis non seulement sur les concertations nationales mais aussi sur la période de la transition.

Pour Mamadou Diabaté, ce sont plus de 140 délégués qui ont participé à cet atelier préparatoire de la société civile aux concertations nationales. A l’en croire, à travers cet atelier, il s’agit pour eux d’unifier leurs voix, leurs moyens d’actions. « Cette fois, nous irons en rang serré aux concertations nationales que nous avons toujours réclamées. Nous irons non seulement à cette rencontre pour faire des propositions,mais pour prendre la place qui est la nôtre sur la conduite de la transition et jouer notre rôle de veille et de pression », a souligné M Diabaté. Qui a aussi déploré la lenteur des autorités de la transition pour l’accomplissement des deux missions essentielles qui leurs ont été confiées: la libération du nord et l’organisation des élections.

Pour Adama Diakité, ancien président du Forum des organisations de la société civile, leur participation est aussi motivée par le fait que ces concertations ne remettront pas en cause les institutions existantes. » Aucune institution ne sera dissoute et les concertations nationales ne seront pas souveraines « , a-t-il expliqué.

De son côté, Allaye Touré pour le CNSC, a surtout invité le gouvernement de transition à communiquer tout en donnant la vraie information au peuple. « Pour nous, il est vraiment déplorable que nous soyons informés sur notre pays pas par le gouvernement mais à travers les chaines étrangères. Il est temps de rectifier le tir « a-t-il souhaité.

Pour sa part, Amadou Tékété, l’un des conférenciers a déploré le climat d’insécurité et de violation des droits humains tant au nord qu’au sud. » Ce sont des préoccupations que nous allons soulever durant ces concertations. Parce qu’il faut que tous nos compatriotes, défenseurs des droits humains, journalistes ou membres de la société civile, ou citoyen lamda puissent s’exprimer sans être inquiétés. Ce qui n’est pas vraiment le cas « , a regretté Tékété.

En tout cas la société civile malienne entend, dans les jours à venir, rendre publiques ces propositions pour une bonne conduite de la transition.

Kassoum THERA

L’Indépendant du 27 Novembre 2012