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Le mardi 22 Avril 2008, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de le Recherche Scientifique entouré de ses collaborateurs a rencontré une délégation de l’Association des Ecoles Privées Agréées du Mali (AEPAM) conduite par son secrétaire général M. Ibrahima Rémy Doumbia.

L’OBJET DE LA RENCONTRE

La rencontre a porté sur la situation scolaire, notamment le cas du secondaire. Il s’agissait, au cours de cette rencontre, de mettre tous les partenaires au même niveau d’information. Au cours de cette rencontre, il a beaucoup été question du COSES dont trois sur quatre revendications ont été satisfaites.

Il ne reste plus que la revendication relative à l’indemnité de logement de logement que le ministère des Enseignements Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique a rejetée, estimant que le budget d’Etat ne peut pas supporter ses incidences financières.

DIALOGUE DE SOURDS ENTRE LE COSES ET LE MINISTERE

Aussi, il ressort que malgré l’implication de représentants de la société civile et d’acteurs politiques pour aplanir les difficultés, tendant à amener les enseignants membres du COSES à accepter le consensus, le constat est amer, puisque c’est le statut quo. Les membres du collectif sont demeurés campés sur leur position de boycott des examens.

Ainsi, ont-ils convenu de trouver des personnes disponibles pour suivre et corriger les épreuves d’examens. L’objectif étant de sauver l’année scolaire. Dans cette démarche, le ministre Amadou Touré a dit à l’ADPAM qu’il faut une solidarité en matière d’évaluation. C’est ainsi qu’il a demandé ce que les écoles privées peuvent faire dans cette situation.

Malgré cela, le dialogue se poursuit avec le COSES. Pour le ministre, il s’agit d’oeuvrer avec toutes les bonnes volontés pour remonter la pente, en utilisant les voies et moyens d’organiser les examens.

LES REACTIONS DES MEMBRES DE L’ADPAM

En réaction à cette proposition du ministre Touré, le secrétaire général de l’ADPAM, M. Ibrahima Rémy Doumbia a affirmé qu’il est temps que les uns et les autres prennent leurs responsabilités, puisque pour lui, il y va de la survie de l’école.

Dans cette situation marquée par la non évaluation, nous ne pouvons ne pas réagir”, a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il y va de l’intérêt de l’école, des enfants et du pays. Pour finir, il a dit qu’ils approuvent la démarche du ministre à laquelle ils souscrivent entièrement.

Quant au promoteur de l’école du Progrès, il a affirmé qu’il y a des choses qu’on ne peut accepter, à savoir prendre en otage l’école et les parents d’élèves. “Je ne serai pas d’accord qu’on s’amuse avec l’avenir du pays. Nous sommes prêts à surveiller et corriger partout où besoin sera. J’ose croire que les collègues de la COSES vont revenir à de meilleurs sentiments, sinon on est prêt à intervenir”, a-t-il conclu.

Lassana Diakité, promoteur du CFR est allé dans le même sens dans sa déclaration. Aussi, Issa Paul Diallo, au cours de la rencontre, a dit que si les militants de la COSES ne reviennent pas sur leur décision, ils sont prêts.

Pratiquement toutes les interventions au sujet de la nécessité de sauver l’année scolaire sont allées dans le même sens, celui de conjuguer les efforts pour remonter la pente.

Toutes les parties prenantes ont manifesté leur disponibilité à soutenir l’initiative du ministre qu’ils ont jugée appropriée face à la récurrence des problèmes. M. Kéïta, promoteur de ISICA, M. Mamadou Diakité, président de l’Association et promoteur du lycée BIYA sont tous du même avis.

L’ENGAGEMENT SANS FAILLE DES PARTICIPANTS

Pour conclure, M. Ibrahima Rémy Doumbia a dit que le COSES est en train de faire le dilatoire, faisant semblant de négocier, pendant qu’il n’en est rien. C’est ainsi qu’il a précisé qu’ils sont prêts à jouer leur partition pour la réussite des examens ainsi que les évaluations.

Il a conclu en disant que le secteur privé représente 75% au niveau du secondaire. Or, à ce niveau, il y a beaucoup d’enseignants qui ont été directeurs d’écoles publiques. Toute chose qui explique que l’évaluation ainsi programmée n’est pas au dessus de leurs compétences.

Quant au ministre Touré, pour sa part, il a dit :”Je prends acte de votre décision à aider le gouvernement”. Avant de souligner que le bureau de l’AEEM ne veut que les compositions.

Moussa SOW

24 avril 2008.