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Autorités politiques et administratives, toutes intervenant dans le secteur foncier sont réunies depuis hier dans la salle de conférence du gouvernorat du district de Bamako, à la faveur des concertations régionales sur le foncier. La cérémonie d’ouverture était présidée par le gouverneur du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné, qui avait à ses côtés le maire de Bamako, Adama Sangaré.

Dans le premier semestre de cette année 2009 se tiendront ici à Bamako, les Etats généraux sur le foncier. Ces assises permettront de débattre de toutes les contraintes liées autour du foncier dans notre pays.

En prélude à cette rencontre, le district de Bamako prépare, depuis hier, sa concertation locale afin d’apporter et de verser des contributions positives lors de cette rencontre. A cet effet, elle réunit, autour d’une même table, les autorités politiques administratives, les chefs coutumiers, en un mot tous les intervenants du secteur.

Ceux-ci, durant trois jours à savoir du 21 au 23 janvier, se pencheront, sur des thèmes comme : «le code domanial et foncier, contraintes et insuffisances»; «l’immatriculation des terres, le droit coutumier» ; «la dévolution des biens domaniaux et fonciers aux collectivités territoriales»; «les outils de planifications urbaines». S’y ajoutent «la définition des rapports entre les communes et les services des domaines dans la gestion du foncier» ; «la gestion des dépôts de transit dans le cadre du ramassage des déchets solides».

Le gouverneur du District, en présidant la cérémonie d’ouverture des travaux, ne pouvait que se réjouir d’une telle initiative.

 » Cette concertation vient nommé car, rarement, la gestion de la terre n’a fait couler autant d’encre et de salive. Tout va à la terre, tout retourne à la terre et tout tourne autour de la terre. Tout le monde veut gérer le foncier, tout le monde veut obtenir sa portion de terre, soit pour cultiver ou pour habiter.

Toute forme de gestion par les uns est décriée par les autres sans pour autant que ceux-ci soit à mesure de mieux faire que les premiers. La terre ne cesse de susciter des enjeux et surtout en milieu urbain et péri-urbain comme c’est le cas à Bamako « , a introduit Ibrahima Féfé Koné

C’est pourquoi, il a rappelé que dans une ville en pleine croissance comme Bamako (passée de 1 178 000 habitants en 2001 à plus de 2 millions cette année) la tenue de cette rencontre mérite beaucoup de sérieux, d’attention et une large participation de l’ensemble des acteurs concernés ou intéressés.

Ibrahima Féfé Koné a émis le vœu que ces assises permettront de mettre en pace des instruments juridiques adéquats pour aboutir à une gestion transparente et apaisée du foncier.

 » J’exhorte les uns et les autres à plus de patience, à plus de participation et à plus de participation et plus de dialogue afin non seulement de faire la preuve de notre souci pour l’avenir de notre ville mais aussi et surtout de montrer notre capacité à relever les pires défis à chaque fois que nous sommes unis.

Nous devons travailler à redonner espoir à ceux qui se sentent frustrés par les agissements de l’administration, nous devons travailler à faire renaître la nécessaire confiance entre l’administration et les administrés. La bonne gouvernance ne s’acquiert pas, elle se conquiert « , a conclu le chef de l’exécutif du district de Bamako.


Kassoum THERA

22 Janvier 2009