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C’est pourquoi, ils étaient d’ailleurs plus d’une cinquantaine représentés soit par leur président soit par leur délégué. Cet atelier était initié par le Projet Partenariat pour le Renforcement de Capacités des Partis Politiques (PPRCPR). L’atelier a eu lieu grâce au bon partenariat avec l’Institut Néerlandais pour la Démocratie Multipartite (IMD-Pays-Bas).

La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Administration Territoriale M. Seydou Mamadou Traoré, secrétaire général. On notait la présence du Délégué Général aux Elections, le colonel Siaka Sangaré et le coordinateur du projet (PPRCPP) programme IMD/Mali M. Augustin Cissé.

L’INTERET DU THÈME

En commençant son discours, le coordinateur a remercié, au nom de l’institut Néerlandais, les parties politiques pour leur présence massive dans la salle. Ce qui témoigne, a-t-il souligné, de l’intérêt que les partis accordent au thème de l’administration des élections au Mali, une question centrale d’ailleurs du jeu démocratique aujourd’hui.
Il dira ensuite que cet atelier de concertation et de dialogue inter partis du plan d’action 2008 du programme IMD/Mali est loin d’être une initiative isolée. Parce qu’il se situe dans le prolongement de la réflexion amorcée en janvier 2007 tenue sur le même thème dans la sous-région ouest-africaine.

A la suite de cet atelier sous-régional, les participants avaient fortement recommandé de poursuivre le dialogue sur le sujet et de l’approfondir pour permettre aux acteurs politiques réunis autour du programme IMD, afin de formuler des recommandations constructives, comme contribution à l’amélioration du cadre global de la démocratie.

Toutefois, il n’a pas manqué de souligner que la rencontre d’hier est la suite logique de cette volonté commune et soutenue de contribuer à l’amélioration du processus électoral au Mali. Ainsi, le coordinateur a ajouté que cet atelier permettra sans doute d’approfondir les évaluations de chaque composante d’acteurs politiques à la lumière de l’analyse d’autres expériences et d’autres modèles de gestion de processus électoraux.

LES ÉLECTIONS AU MALI

Quant au représentant du ministre, il dira que la qualité du système électoral se mesure forcement par le consensus des acteurs politiques autour de la définition des règles juridiques qui déterminent l’organisation des élections. En effet, malgré les nombreux amendements de ces règles juridiques électorales de notre pays, notre système électoral est encore tributaire de plusieurs faiblesses, a martelé le secrétaire général.
Parmi ces faiblesses, il a cité: le nombre élevé d’intervenants dans l’organisation dont entre autres le ministère de l’Administration Territoriale et plusieurs autres ministères ; la Délégation Générale aux élections, les cours et tribunaux; le faible taux de participation aux élections, malgré le financement accordé aux partis politiques, la ronde et la corruption en périodes électorales.
A ces différents problèmes s’ajoute la faible capacité de mobiliser les militants en qualité d’agents électoraux pour assurer le contrôle et le suivi des opérations électorales. Mais aussi le nombre élevé des partis politiques et leur sous représentation dans les commissions administratives de distribution et dans les bureaux de vote.
Néanmoins, le représentant du ministre a reconnu une forte implication des partis politiques dans tous les processus de révision, d’élaboration et de contrôle jusqu’a la centralisation des votes.

UN CHOIX DÉMOCRATIQUE EN CONSTRUCTION

Aux dires du Segal, la pratique de notre démocratie dans notre pays est un processus en construction permanente. Il est donc important d’évaluer à une certaine étape de son évolution. C’est pouruoi, a-t-il dit, le président de la République a décidé de nommer une éminente personnalité afin de réfléchir sur notre système démocratique à l’épreuve du temps.
Avant de terminer, il a fondé l’espoir, à la lumière des exposés de cet atelier avec des éminents experts, que les insuffisances que connait encore notre système électoral seront décelées. Toute chose qui pourra nous conduire à créer une structure pérenne de gestion des élections. Ensuite, il a remercié les différents partenaires, tout ne promettant aux initiateurs la disponibilité constate de son département.

LE THÈME

Au cours de cet atelier, les participants vont échanger sur plusieurs thèmes, notamment les forces et faiblesses de notre modèle d’administration des élections, le processus électoral du Mali vu à travers ceux du Burkina Faso et du Ghana, enfin ils présenteront le projet des partis politiques en vue d’y apporter des amendements.

Hady BARRY

15 février 2008