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L’histoire de la science est celle d’une lutte continue des savants et des philosophes progressistes contre l’ignorance et la superstition contre la réaction politique et idéologique. Dans une société divisée en classes antagonistes, il y a toujours des forces qui n’ont pas intérêt à ce que les idées avancées se répandent: ce sont les classes réactionnaires.

Les forces réactionnaires furent toujours hostiles à la science ; elles persécutaient les savants et les philosophes éclairés, sans reculer devant les buchers et les cachots, ou bien elles s’ingéniaient à altérer les découvertes scientifiques jusqu’à en éliminer l’esprit matérialiste, progressiste. Dans la Grèce antique, les aristocrates s’acharnèrent à détruire les œuvres du grand matérialiste Démocrite, fondateur de la théorie atomiste de la matière, qui niait l’intervention des dieux (02) dans la nature et dans les choses humaines.

L’impérialisme fait peser une menace terrible sur l’avenir de l’humanité
Les guerres mondiales sont le produit le plus monstrueux de l’impérialisme. Depuis que le capitalisme est entré dans son dernier stade, l’humanité fut à deux (02) reprises précipitée dans des conflagrations mondiales qui durèrent dix ans. Mais si l’on compte au total les guerres locales déclenchées par les impérialistes dans les premiers cinquante (50) ans du XXème siècle, on constatera que plus de la moitié de cette période fut remplie d’effusions de sang.

Par son envergure et son acharnement la deuxième guerre mondiale a dépassé de loin la première. Alors que celle-ci englobait trente-six (36) Etats avec 1050 millions d’habitants (62% de la population du monde), la deuxième guerre mondiale s’étendit à soixante et un (61) Etats et à 1700 millions d’hommes (80% d’habitants du globe terrestre). Pendant la première guerre, les hostilités se déroulèrent sur 4 millions de km2, et sur 22 millions de km2 pendant la seconde. Il a fallu armer 70 millions d’hommes pour la première guerre mondiale et 110 millions pour la deuxième.
Les pertes humaines se sont accrues respectivement. Il y a eu 10 millions de morts et 20 millions de blessés pendant la première guerre mondiale, tandis que la deuxième emporta 32 millions de vies et mutila 35 millions d’hommes.

Pour ce qui est des dégâts matériels, les chiffres suivants en donnent une certaine idée: au cours de la deuxième guerre mondiale 23.600.000 maisons d’habitations, 14.500.000 bâtiments publics et entreprises industrielles et plus de 200 000 km de voies ferrées furent détruits en Europe. Rien qu’en Union Soviétique les envahisseurs nazis brulèrent ou détruisirent 1.710 villes et plus de 70.000 villages et hameaux, 25 millions de personnes restèrent sans abri.

Malgré l’apparition au XXème siècle de nouveaux et puissants types d’armements qui inspirèrent les aventuriers militaristes à inventer les théories de la «guerre éclair», la durée des conflits, loin de diminuer, continua en fait d’augmenter. La première guerre mondiale dura cinquante et un (51) mois et demi, la deuxième, soixante-douze (72) mois. L’impérialisme est sans cesse plus agressif et réactionnaire, ce qui est attesté avec éclat de nos jours par un constant danger d’une nouvelle guerre mondiale qui menace de dépasser de loin par sa force destructrice tout ce que l’humanité avait jusqu’ici connu.

En effet, pendant les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945, il y a eu quand même de vastes zones, voire des continents (par exemple, les deux Amériques et une grande partie de l’Afrique) que le feu de la guerre n’atteignait pas. Aujourd’hui, les coins les plus éloignés du monde sont à la portée de l’aviation moderne et des fusées. Non seulement les armées du front seront exposées, mais encore la population civile très loin à l’arrière. Les stratèges et les théoriciens de l’impérialisme s’emploient ouvertement d’ores et déjà à préparer l’opinion publique en ce sens.

L’écrivain militaire britannique Lidde Hart affirme carrément que «la guerre n’est plus une lutte entre deux armées. La guerre est devenue un simple processus de destruction». Ce qui est particulièrement grave, c’est que la troisième guerre mondiale est conçue et projetée par les impérialistes comme une guerre nucléaire. Or, le rayon d’action des armes atomiques et thermonucléaires est si grand, le danger de contamination radio- active de l’atmosphère est si considérable, que les explosions d’une ou deux bombes à hydrogène peuvent signifier la catastrophe pour un Etat européen de moyenne grandeur, sans parler de petits pays.

Il ne faut pas oublier d’autre part que les essais d’armes nucléaires à l’interdiction desquels les impérialistes s’opposent obstinément font courir dès aujourd’hui un grave danger aux hommes. La poursuite de ces essais même dans les proportions actuelles risque d’avoir des effets irréparables pour la santé des générations futures.
Ainsi, la course aux armements déclenchée par les puissances impérialistes a créé une situation extrêmement périlleuse. L’histoire du capitalisme contient maintes pages sombres et sanglantes. Mais la préparation «une troisième guerre mondiale» laquelle s’adonnent les impérialistes, c’est la préparation d’un crime contre l’humanité, qui dépasse et éclipse tout ce que l’histoire n’a jamais connu.

Une stratégie dangereuse pour la paix : La menace la plus grave pour la paix vient des milieux agressifs du capital monopoliste des Etats-Unis. Dès la veille de la deuxième guerre mondiale, certains représentants des monopoles américains proclamaient leurs prétentions à l’hégémonie mondiale. L’oligarchie financière de Wall Street se servit de la victoire remportée par la coalition antihitlérienne pour tenter d’instaurer la domination du dollar dans le monde.

Lorsqu’ils élaboraient le programme d’expansion pour l’après-guerre, les monopoles des Etats-Unis se fixaient des objectifs d’envergure: ils se proposaient de consolider leurs positions dominantes dans le camp capitaliste; d’écraser le mouvement de libération nationale et de conjurer la dislocation définitive du système colonial en supplantant les vieux rapaces colonialistes dans le contrôle de ce système ; d’arrêter le déclin du capitalisme en tentant de résoudre les contradictions capitalistes aux dépens du camp socialiste, c’est-à-dire en organisant une guerre contre lui .

Source: «Les Principes du Marxisme-Léninisme»

Du 06 Novembre 2017