Partager

La souveraineté, c’est l’indépendance complète d’un Etat qui résout tous les problèmes touchant sa vie intérieure et ses relations extérieures. Donc l’Etat est souverain quand il exerce sur son territoire le pouvoir suprême dont la liberté d’action ne saurait être limitée par qui que ce soit. La souveraineté est comme un rempart à l’abri duquel les peuples peuvent édifier leur Etat, développer leur économie et leur culture, nouer librement des relations avec les autres peuples sur un pied d’égalité.

L’influence des succès de la construction communiste sur l’évolution mondiale

Les succès de la construction communiste en ex-URSS ainsi que les réalisations des pays de démocratie populaire, créent des possibilités immenses pour la solution du problème principal de nos jours, à savoir: sauver l’humanité de la menace d’une guerre atomique. Le camp socialiste mondial qui est à l’avant-garde de l’humanité pacifique, dégrise singulièrement les milieux agressifs impérialistes.

Au fur et à mesure que la construction communiste obtiendra de nouveaux succès, cette mission salutaire du camp socialiste sera encore plus évidente. Comme l’a montré le XXIème Congrès du P.CU.S, ces succès créent la possibilité réelle d’exclure la guerre mondiale de la vie de la société humaine.

Imaginons le tableau du proche avenir. L’Union Soviétique sera devenue la première puissance industrielle du monde. La Chine populaire sera un puissant Etat industriel. Tous les Etats de démocratie populaire seront des pays prospères, hautement évolués. Vers cette époque les Etats pacifiques de l’Orient auront sans conteste amélioré leur situation économique.

Le mouvement ouvrier mondial deviendra encore plus puissant et mieux organisé. Les forces démocratiques réaliseront de nouveaux progrès à travers le monde. Tout cela changera encore plus le rapport des forces dans l’arène mondiale au profit de la paix et du socialisme. La guerre peut être exclue de la vie des peuples dès avant la victoire du socialisme sur l’ensemble du globe.

Certes, cela ne se fera pas tout seul, il faudra des efforts, une lutte inlassable et une constante vigilance des peuples pour déjouer les menées des fauteurs de guerre. Mais déjà la perspective d’en finir avec la guerre ne peut pas ne pas inspirer tous les peuples, ne pas renforcer leur lutte pour sauver la paix générale. Et c’est là un grand mérite du camp socialiste.

A la lumière des perspectives de l’édification communiste en ex- URSS, les possibilités de la classe ouvrière des pays capitalistes s’ébauchent d’une façon différente. La bourgeoisie pouvait encore exploiter jusqu’ici les défauts et les difficultés de la construction de la société nouvelle. Mais ces possibilités s’épuisent.
L’heure n’est plus loin où les travailleurs de l’ex-URSS auront la journée de travail, la semaine de travail les plus courtes et le niveau de vie le plus élevé dans le monde. De même que les progrès de la démocratie et de la culture socialistes, cela montrera, de la manière la plus convaincante et la plus simple, aux larges masses laborieuses des pays capitalistes les avantages du système socialiste.

La force d’attraction du marxisme-léninisme s’en trouvera accrue et elle gagnera des millions d’hommes au socialisme scientifique. Tout cela élargira et consolidera de façon substantielle le front des forces qui agissent pour la passage au nouveau régime social. La libération sociale des travailleurs se déroulera à des rythmes plus rapides. La perspective de la transition pacifique au socialisme, notamment, sera encore plus réelle.

Lorsque les succès de la construction communiste en Union Soviétique feront d’elle le pays le plus puissant sur le plan économique et aideront le camp socialiste à dépasser le monde capitaliste par l’envergure de la production industrielle, cela influencera profondément les pays sous-développés de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique latine.

L’aide que leur prête le camp socialiste pour surmonter le retard économique et culturel deviendra encore plus efficace. Les peuples des pays socialistes estiment que cette aide est un devoir international devant la partie de l’humanité laborieuse, que le capitalisme a vouée aux souffrances les plus atroces, au travail d’esclave, à la misère, à la faim et à l’humiliation nationale.

Les Etats socialistes appliqueront sur une échelle encore plus vaste les nouveaux principes de solidarité internationale dont s’inspirent les pays socialistes les plus évolués en prêtant leur aide aux pays où le développement économique avait été freiné par l’impérialisme. Les victoires futures du communisme influenceront profondément le choix des voies d’évolution historique par les peuples des pays libérés d’Orient.
Les travailleurs, tous les éléments nationaux et démocrates de ces pays, seront sans cesse plus convaincus que seule la voie indiquée à l’humanité opprimée et exploitée par le socialisme scientifique de Marx, d’Engels, de Lénine, conduit à la véritable indépendance, à la libération de la misère, à la démocratie authentique. Telles sont les perspectives exaltantes qui s’ouvrent grâce aux progrès de la construction communiste en ex-URSS. Elles encouragent puissamment les travailleurs de l’ex-Union Soviétique en lutte pour construire la société la plus équitable, la société communiste, en lutte pour la paix, la démocratie et le progrès social dans le monde entier.

Les formes et les méthodes d’offensive contre la souveraineté
Parmi les procédés dont use l’impérialisme américain, le principal consiste à établir le contrôle politique et militaire (stratégique) sur les autres pays capitalistes. L’installation sur leurs territoires des bases militaires américains, tel est l’instrument de ce contrôle, la menace permanente qui pèse sur l’indépendance de ces pays.
La création en temps de paix d’un système de bases étrangères sur le territoire de grands Etats capitalistes indépendants est un phénomène nouveau dans les relations internationales. C’est là une forme particulière d’annexion. Elle réduit à néant les droits souverains des Etats, surtout dans les régions où sont installées les bases militaires.

De plus, l’Etat qui met à la disposition d’une puissance étrangère des bases aériennes et navales perd sa souveraineté sur une partie considérable de son espace aérien et de ses eaux territoriales. Il est caractéristique que lors de la crise du Proche-Orient, en 1958, le commandement américain se soit servi sans se gêner des bases d’Allemagne occidentale et d’Italie pour organiser le transport de ses troupes au Liban.
En fait, il n’avait même pas demandé leur consentement. Les bases militaires étrangères limitent gravement la liberté d’action des Etats sur le sol desquels elles sont installées, puisque ces derniers sont toujours menacés d’une ingérence militaire et peuvent facilement devenir victimes de la «politique de force».
Enfin, on ne doit pas oublier que, au cas où les impérialistes déchaineraient une guerre, les Etats qui ont donné asile à des bases militaires étrangères risquent d’être les premiers à subir les effets de la riposte.

En conséquence, les gouvernements sui se sont chargés du rôle d’écuyer de l’impérialisme américain, peuvent précipiter leurs pays dans une catastrophe militaire dans l’intérêt des monopoles d’outre-océan. Le contrôle absolu de ses forces armées a toujours été le principal indice d’un Etat souverain. Avec le bloc Atlantique-Nord, les principales questions de la politique militaire des pays de l’Europe occidentale sont tranchées aux séances des organismes dirigeants de l’O.T.A.N. où les représentants américains donnent le ton.

Pratiquement, les problèmes d’armements, d’instruction militaire et de la disposition des troupes ne sont plus du ressort des gouvernements nationaux et sont réglés par des étrangers. L’offensive des monopoles des USA contre la souveraineté des autres pays capitalistes se déploie aussi avec une énergie particulière dans le domaine économique.

Les formes en sont extrêmement variées: subvention, crédits à long ou à court terme, emprunts, etc. Les emprunts et les crédits américains sont accordés à des conditions déterminés de caractère militaire, politique ou économique visant à rattacher plus solidement les Etats débiteurs au char militaire de l’impérialisme américain.
Ainsi, en échange d’un emprunt de 3 milliards 700 millions de dollars consenti à l’Angleterre, en 1946, les Etats-Unis ont obtenu le relâchement du système des préférences impériales, c’est-à-dire la renonciation à une série d’avantages dont l’Angleterre bénéficie dans ses relations commerciales avec les pays de l’empire britannique, des concessions dans la «zone de la livre sterling», et, peu après ,la création de bases militaires américaines dans les iles britanniques.

L’exportation des capitaux par les monopoles américains est un autre moyen important qui leur permet de saper la souveraineté où ils accaparent un grand nombre d’entreprises, et même des branches entières de l’industrie. Au lendemain de la guerre, les USA, étaient, en somme, l’unique exportateur de capitaux sur le marché mondial.

Pendant les cinq (05) premières années, les investissements américains à l’étranger ont doublé, et en 1955, ont atteint 45 milliards de dollars. Bien que la concurrence sur ce terrain ait été reprise par la suite, les monopoles américains avaient réussi à s’assurer des points d’appui solides dans les grands pays capitalistes.
En Angleterre fonctionnent près de 800 sociétés américaines avec leurs filiales qui occupent une place marquante dans la production industrielle.
En Allemagne occidentale, on compte plus de 500 firmes contrôlées par les Américains. La part des compagnies américaines en France est élevée.

C’est ainsi que se manifeste sur le plan économique une tendance fondamentale du monde capitaliste contemporain: les monopoles américains visent à priver les pays capitalistes souverains de leur indépendance financière et économique. La formation de groupements capitalistes internationaux a toujours pour effet la suprématie du partenaire le plus fort sur les autres.

Partant, la constitution de ces alliances aboutit à la perte de la souveraineté pour les Etats capitalistes plus faibles, ou bien à la limitation de leur souveraineté. Après la deuxième guerre mondiale, la tendance à la concentration des monopoles s’est manifestée notamment en Europe occidentale. On a vu surgir, comme nous l’avons déjà dit, de vastes coalitions de monopoles: le «pool charbon-acier», le «Marché commun», l’Union atomique européenne («Euratom»).

Dans tous ces cas, il s’agit d’ententes entre les monopoles concernant le partage des marchés, le règlement des prix, l’établissement des tarifs douaniers, etc. Les impérialistes vantent sur tous les tons le caractère «supranational» de ces organisations, mais en réalité il s’agit de la perte de l’indépendance dans des secteurs importants de la politique économique de ces pays. Beaucoup de fonctions des gouvernements nationaux sont passées à des organisations pratiquement contrôlées par le plus puissant partenaire.

L’Allemagne occidentale qui, depuis la fin de la guerre, joue le rôle de principal commis du capital monopoliste américain, est promue au premier rang dans l’Europe capitaliste. Ainsi, l’expansion militaire et économique de l’impérialisme américain menace la souveraineté et l’indépendance de plusieurs pays capitalistes. De là, un système de satellites qui dépendent plus ou moins du principal pays impérialiste, les Etats-Unis d’Amérique.

Source: Les principes du Marxisme-Léninisme

Du 16 Octobre 2017