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La crise ouverte entre les partis politiques de la majorité et ceux de l’opposition sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a connu son épilogue le mardi dernier au cours de la réunion de concertation tenue au ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales.

Il y a eu finalement un compromis entre les deux parties sur la base de 7 membres pour la majorité et 3 pour l’opposition. En fait l’opposition voulait un partage équitable des 10 places prévues par la loi électorale pour les partis politiques de l’opposition et la majorité. Mais cette dernière, se basant sur sa position actuelle à l’Assemblée nationale, voulait un partage des places en fonction de la représentativité au parlement.

Pour l’opposition, le mot « équité » mentionné dans la loi renvoie à un partage équitable des places, c’est-à-dire 5 pour l’opposition et 5 pour la majorité. Une prétention battue en brèche par les partis membres de la majorité. Après accord des deux parties, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné leur a demandé de déposer la liste des membres désignés à la CENI dès aujourd’hui, délai de rigueur.

Il faut signaler que la CENI est composée de 15 membres dont 5 pour la société civile. Le bureau qui sera mis en place supervisera les élections municipales d’avril 2009.


I.M

25 Septembre 2008