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« Les clubs maliens traversent la période la plus sombre de leur histoire », cette phrase a été prononcée par Christophe Josset du service des sports de RFI au lendemain des défaites du Stade malien de Bamako et de l’ASB les 10 et 11 février derniers respectivement contre l’AS Douanes et Port Autority. Les présidents, supporters et dirigeants dévoués n’auraient jamais cru qu’ils seraient associés à un tel désastre. Les clubs sont au plus mal, vivent le pire début de saison de leur histoire. « Aimer viscéralement un club ne suffit pas à le faire gagner ».

Et le discours reste malheureusement le même. Incapables de faire leur auto-critique, ils expliquent les mauvais résultats par des raisons plus surprenantes les unes que les autres. En réalité, leur gestion sportive, tactique et humaine a montré des limites inquiétantes. « Nous avons enregistré des départs de certains leaders », expliquent dirigeants et techniciens.

Mais, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que les techniciens sont incapables d’insuffler une âme à leurs équipes. Le style de jeu des équipes maliennes et les dispositifs tactiques sont surannés. Pour certains observateurs avertis, ils sont le responsable de la situation actuelle. Dans tous les cas, il semble que du côté des Bamakois, Diofolo finira la saison. Par contre, selon certaines indiscrétions à Sotuba, le sort de Mohamed Magassouba dépendra de lui-même, surtout de ses performances au niveau du championnat national où il est invaincu après cinq journées.

Tous les doigts accusateurs sont pointés sur les techniciens comme étant les premiers responsables du bilan sportif calamiteux de nos clubs depuis des décennies. Sans compter l’instabilité des effectifs avec des joueurs qui Manquent de force de caractère pour se bâtir un plan de carrière.

Les dirigeants ne sont pas non plus exempts de reproches. « Tout est de la faute des dirigeants », confie un supporteur stadiste. Et d’ajouter que les départs enregistrés ont beaucoup pesé dans la balance, notamment ceux d’Ousmane Bagayoko, Boubacar Sidiki Koné « Tory », Boubacar Coulibaly et Kalilou M. Traoré (ASB), Soungalo Diakité, Oumar Kida, Gaoussou Diallo « Malatini » et Lassine Diarra (Stade malien).

Ce qui est sûr, c’est que la responsabilité est collective car, chacun à son niveau, a failli dans ses responsabilités. Mais, tout le monde s’enferme dans son petit confort en privilégiant sa personne au détriment du collectif. D’où leur incapacité de tirer les enseignements de nos échecs répétés pour rebondir sur la scène continentale.

Boubacar Diakité Sarr

15 fev 07