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En vue d’éclairer l’opinion publique nationale sur une information erronée qui faisait état du crash d’un avion de la CAM, le lundi dernier, les responsables de la compagnie ont animé un point de presse, le 28 novembre 2008 au siège de DFA communication. La conférence était présidée par le directeur administratif de la CAM, Fadiala Dembélé, entouré pour circonstance de plusieurs de ses collaborateurs dont le directeur commercial, Pierre Dangelis, le directeur technique, Dramane Diarra, le responsable sol et sûreté, Yahaya Touré, afin de fournir à la presse tous les détails techniques par rapport au problème technique survenu ce jour.
En fait selon, les explications données, il n’y a pas eu de crash, ni d’incident susceptible de menacer la vie des passagers.

Pour le responsable sol et sûreté, Yahaya Touré, il y a eu effectivement un vol de la CAM, le lundi 24 novembre 2008 qui partait à Abidjan. Il se trouve qu’au départ du vol, le pilote a constaté une anomalie à travers une alarme. L’anomalie a persisté 15 mn après la phase de montée. « Le pilote pouvait continuer, mais il pourrait être limité au niveau de l’altitude », a indiqué M. Touré. En fait, la panne pourrait empêcher l’avion de monter plus haut dans le ciel. Ce qui pourrait aussi avoir des incidences sur les avantages du vol en altitude. Mais après réflexion, le pilote a décidé de retourner au sol dans la mesure ou il n’était qu’à 15 mn de vol de Bamako-Sénou. L’avion s’est posé sans problème. Les passagers ont été transférés le même jour dans un autre avion et ont pu regagner leur destination respective. L’avion, qui est resté au sol, fut dépanné et a repris son vol normal dès le 25 novembre 2008, c’est-à-dire le lendemain de la panne technique.

Pourquoi la CAM n’a pas donné l’information depuis le 24 novembre ? « Parce que nous estimons que c’est un incident isolé et ordinaire qui se passe à longueur de journée dans les aéroports du monde », a estimé Fadiala Dembélé. Pour la CAM, ce qui est arrivé le lundi dernier, est un problème technique qui peut arriver à tout moment et à toutes les compagnies aériennes. C’est pourquoi, elle s’étonne que cette panne technique fasse l’objet de dénonciation. La CAM assure ses passagers que ses avions sont bel et bien en bon état et que les inspecteurs de l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) peuvent l’attester.

La CAM est une société malienne qui a démarré ses activités en avril 2005 avec un chiffre d’affaires de 3 milliards de FCFA. Avec une flotte de 3 avions et un partenariat dynamique avec d’autres compagnies, la CAM dessert presque toute la sous-région ouest africaine, l’Afrique centrale et la France.

I. Maïga

01 décembre 2008