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Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, hier dans la salle de conférence de la Primature sous la présidence du Premier ministre, Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo Diarra.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications et procédé à des nominations.

Au chapitre des mesures Individuelles :

Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :

Au titre du ministère de la Défense et des Anciens Combattants :

– Inspecteur à l’inspection générale des armées et services :

Commissaire Colonel Abdoulaye Konaré.

Au titre du ministère des Sports :

– Conseiller technique :

Boubacar Traoré, Inspecteur de la jeunesse et des sports

– Directeur de l’Institut national de la jeunesse et des sports :

Cheick Konaté, inspecteur de la jeunesse et des sports.

Au titre du ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance, des Réformes Administratives et Politiques : Cabinet délegué :

– Chef de cabinet :

Assana Diawara, administrateur civil.

– Conseillers techniques :

Ousmane Christian Diarra, administrateur civil,

Baïla Niang, professeur.

– Chargés de mission :

Mme Togola Oumou N’Diaye, économiste,

Bréma Kotié Diakité, économiste-planificateur.

Au chapitre des Communications:

Au titre du ministère du Commerce, des Mines et de l’Industrie

Le Conseil des ministres a autorisé le ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie à signer les conventions d’établissement pour la recherche et l’exploitation de substances minérales entre le gouvernement de la République du Mali et des sociétés minières. Le ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie a sollicité du Conseil des ministres l’autorisation de procéder à la signature de 108 Conventions d’établissement pour la recherche et l’exploitation de substances minérales ou fossiles dont l’or, le fer, le cuivre, le diamant, le phosphate, la bauxite et le zinc.

En cas de découverte de gisements économiquement exploitables, des sociétés d’exploitation seront créées dans lesquelles, l’Etat détiendra une participation d’au moins 20 % dont une participation gratuite de 10 %. Le Conseil des ministres a donné son accord pour la signature desdites conventions.

Au titre du ministère de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme

Le Conseil des ministres a examiné une communication relative au compte rendu de la participation du Mali à la 36ème session du Comité du patrimoine mondial tenue à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie), du 24 juin au 6 juillet 2012.

La 36ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO s’est réunie du 24 juin au 6 juillet 2012 à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie).

L’ordre du jour portait entre autres sur l’inscription des biens culturels de Tombouctou et le Tombeau des Askia sur la liste du patrimoine mondial en péril ainsi que l’assistance d’urgence, en raison des dégradations causées sur les biens de Tombouctou et des menaces qui pèsent sur ceux de Gao. Au cours de la session, les décisions importantes ci-après ont été prises :

1. Concernant les biens culturels de Tombouctou et le Tombeau des Askia, le Comité du patrimoine mondial considère qu’en raison de la situation de conflit, les conditions optimales ne sont pas réunies pour assurer la préservation de leur valeur universelle. Il a inscrit les biens culturels de Tombouctou et le Tombeau des Askia sur la liste du patrimoine mondial en péril.

2. Concernant l’appui au Mali afin que les biens culturels de Tombouctou et le Tombeau des Askia soient conservés et protégés pour les générations présentes et futures, le Comité du patrimoine mondial a demandé à la Directrice générale de l’UNESCO d’envisager la création d’un fonds spécial d’aide au Mali dans ses efforts en faveur de la conservation des biens concernés. Le comité a invité tous les Etats membres de l’UNESCO, de l’ISESCO (Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture) et de l’OCI (Organisation pour la Conférence Islamique) à procurer au fonds les ressources financières nécessaires.

3. Concernant les « villes anciennes de Djenné » inscrites sur la liste du patrimoine mondial en 1988, le Comité du patrimoine mondial préconise que le Mali soumette au Centre du patrimoine un rapport sur l’état de conservation des « villes anciennes de Djenné » et sur les mesures prises dans le sens de la résolution des problèmes affectant ces biens. La session a également lancé un appel pour dénoncer la destruction des mausolées à Tombouctou. Elle a été l’occasion d’une grande mobilisation de la Communauté internationale et du témoignage d’un élan de solidarité envers notre pays. Aussi, le gouvernement va entreprendre des actions en vue d’assurer l’exécution et le suivi des conclusions de la session et la préservation des biens du patrimoine mondial du Mali.

Jeudi 19 juillet 2012, par La Rédaction

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