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Dans le cadre de ses activités de suivi du premier tour de l’élection du Président de la République (scrutin du 29 juillet 2018), Madame le Président de la Cour constitutionnelle a l’honneur d’informer l’opinion que pour des raisons de sécurité et de fiabilité des dossiers de candidature, la Cour a procédé à l’exploitation de la banque de données dont elle dispose pour le recrutement des délégués et associé à ce processus certaines structures pourvoyeuses comme l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako et le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et des associations de jeunes juristes.

Les candidats retenus pour être délégués de la Cour constitutionnelle en vue de l’élection présidentielle, devraient répondre aux critères ci-après
– avoir un niveau minimum de formation bac + 2 ans ;
– être disponible à voyager pendant la période des élections sur l’ensemble des régions.

Contrairement aux précédentes élections dont le nombre variait de 1000 à 2000, la Cour a recruté cette année 3.500 délégués au total.
En tout état de cause, le recrutement des délégués ne saurait être fait en catimini dans ces conditions.
Bamako le 16 juillet 2018
Le président de la Cour Constitutionnelle
Madame Manassa DANIOKO
Commandeur de l’Ordre National


Notre commentaire
Ce communiqué de la Cour constitutionnelle, sans le dire, est ni plus ni moins une réponse à notre article de ce 16 juillet intitulé « Présidentielle du 29 juillet 2018/ Les délégués de la Cour constitutionnelle recrutés en catimini ? ». Le communiqué traduit un besoin manifeste de la Cour constitutionnelle du Mali de répondre à notre article plus qu’à informer utilement. La cour a tout à fait le droit de nous adresser un ‘’droit de réponse’’ sans biaiser, que nous avons le devoir de publier. Dont acte !
Dans le cas échéant, ce communiqué était mieux indiqué avant la désignation desdits délégués. Raison pour laquelle, nous signons et persistons sur notre interrogation : « Les délégués de la Cour constitutionnelle recrutés en catimini ? ». Si c’est le cas, nous sommes en droit de nous interroger sur le bien fondé des allégations selon lesquelles, la cour constitutionnelle, pour des besoins de la cause, aurait choisi de recruter en catimini ses délégués, de manière exclusive. En temps opportun, c’est-à-dire avant ledit recrutement, nous n’avons pas eu connaissance d’un communiqué pour l’annoncer, ni venant de la Cour constitutionnelle, encore moins des « structures pourvoyeuses » associées, « comme l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako et le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et des associations de jeunes juristes ». Nous estimons que si ces structures avaient fait un communiqué, beaucoup de jeunes ayant terminé leurs études et qui croupissent dans l’oisiveté seraient intéressés.

La Rédaction
Du 17 Juillet 2018