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Le ministère de la communication et des nouvelles technologies s’attelle à l’ouverture d’une école polyvalente de formation en journalisme au Mali. C’est en octobre prochain que cet établissement sera opérationnel.

Le paysage médiatique du Mali fait figure de référence dans la sous-région avec une démonopolisation des ondes sur lesquelles émettent aujourd’hui plus 400 radios en modulation de fréquence. Des dizaines de titres de la presse écrite sont proposées au public et la presse électronique fait son entrée. Mais le revers de la médaille de ce processus reste la faiblesse de la formation de beaucoup d’acteurs des médias.

Ainsi, le gouvernement est parvenu au constat suivant : «la presse malienne, à quelques exceptions près, apparaît comme une presse d’opinion tant la prépondérance du commentaire politique l’emporte sur le reste». Pour consolider le potentiel médiatique incontournable pour la santé démocratique, le ministère de la communication et des nouvelles technologies a entrepris de mettre en œuvre une école de journalisme au Mali. Celle-ci aura à mettre sur le marché du travail des journalistes polyvalents et immédiatement opérationnels.

Faut-il souligner que ce projet date de plusieurs années et le premier rendez-vous annoncé pour son ouverture était prévu pour 2009. Un nouveau rendez-vous a été envisagé au mois d’octobre prochain. Le secrétaire général du ministère de la communication, Cheick Omar Maïga, l’a solennellement annoncé à une trentaine de journalistes, réunis en conclave au Cespa. Le projet de création, a-t-il dit, se trouve au niveau du secrétariat général du gouvernement et l’établissement recrutera, au moins, avec un niveau de licence. Sa vocation est de dispenser un enseignement de qualité en synergie avec le milieu professionnel.

Pour conduire ce chantier, le département se serait appuyé sur les experts en communication dont l’action conjuguée contribue au renforcement des capacités professionnels de nos médias. Il s’agit notamment de Diomansi Bomboté, formateur ayant plus de 20 ans d’expérience dans l’enseignement du journalisme au CESTI de Dakar et ailleurs, Thierry Perret, chargé de cours à l’école de journalisme de Reims (France) et Vincent Traoré de la radio Mali.

Au ministère de la communication et des nouvelles technologies, on estime que l’établissement sera aussi largement ouvert aux pays de la sous-région, fournira aux étudiants une bonne connaissance des questions de coopération sous régionale et aidera à la compréhension de l’intégration. Pour l’équilibre du traitement de l’information, les acteurs de la communication, en l’occurrence les associations de journalistes, ont longtemps exprimé le besoin d’une formation consistante.

Seydou Coulibaly

06 Mars 2012

©AFRIBONE