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Le lundi dernier, la tension a monté d’un cran entre les jeunes de Sogoniko (du côté de la Cité UNICEF) et des policiers à la solde des enfants de Lobbo Draméra et de Amadou Djigué. La cause des échauffourés est un terrain de sport -situé à côté du site qui a servi de recasement des déguerpis du carrefour de Niamakoro- affecté aux jeunes de Sogoniko par le Maire de la Commune VI, M. Souleymane Dagnon.

Les enfants Draméra et Djigué auraient acheté le terrain, objet du litige, à la dame Coulibaly Awa Keïta qui dit posséder un titre focnier sur le site concerné. Une révélation qui a pris les autorités communales de court, car le terrain de foot, tout comme le reste du site qui aservi à recaser les déguerpis du carrefour de Niamakoro, a été affecté à cette fin à la Mairie de la Commune VI par la Commission ad-hoc de règlement des conflits fonciers dans le District.

Lorsque l’équipe communale arrivait en 2004, la mesure de suspension d’attribution de parcelle était en cours. Et à l’époque, le site dont Mme Coulibaly Awa Keïta se réclame d’un titre de propriété faisait l’objet de convoitises. Autrement dit, aucun titre n’y était attribué à personne.

Et conformément à la décision de la Commission ad-hoc de règlement des conflits fonciers du District, le Maire Dagnon a procédé au recasement des déguerpis du carrefour de Niamakoro. Au lieu d’être morcellé et vendu -comme beaucoup d’autres maires l’auraient fait-, le terrain jouxtant le site a plutôt été attribué aux jeunes par Souleymane Dagnon comme terrain de sport.

Mais comment donc Mme Coulibaly Awa Keïta a-t-elle pu acquérir son titre foncier, alors que la Mairie de la Commune VI avait conseillé à la Commission ad-hoc -tout comme à la tutelle et aux services des Domaines- de ne point accorder de titres à ceux qui convoitaient le site? C’est là toute la question.

Déjà, des agents véreux des domaines de l’Etat sont accusés d’être les auteurs de ces bévues créées à Sogoniko, Cité-UNICEF. Aussi, la Mairie, qui n’a pas pouvoir d’annuler le titre, encore moins de l’attaquer, a décidé d’attaquer la procédure de l’acte administratif.

Les enfants Djigué et Draméra seraient-ils donc victimes d’une spéculation entre la Mme Coulibaly Awa Keïta et des agents véreux des domaines, au même titre que les jeunes de Sogoniko? Sont-ils complices? La décision de la Mairie d’attaquer la procédure ayant conduit à ce litige aboutira-t-elle? Toujours est-il que les jeunes de Sogoniko entendent tout accepter, sauf que de céder leur terrain de football aux spéculateurs.


Adama S. DIALLO

25 Juin 2008