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Les populations de Kalabancoura n’en reviennent pas encore avec la découverte macabre des parties d’un corps humain mis en morceaux, en deux endroits différents de ce grand quartier populaire. La police du 11e arrondissement est, depuis le 9 mai, date de la découverte des premiers morceaux, à pied d’œuvre pour faire la lumière sur cet acte criminel. Il s’agit d’identifier le corps et aussi de mettre la main sur le ou les auteurs de cet acte odieux.

L’espace compris entre l’aéroport de Sénou et le terrain déguerpi de Niamakoro en allant vers Gouana est réputé être l’un des secteurs les plus criminogènes du district de Bamako. C’est justement sur le terrain nu de Niamakoro, sur la route de Gouana, que l’on a fait la toute première découverte des parties d’un corps humain.

En effet, c’est dans la nuit du samedi 9 mai, aux environs de 23 heures qu’un élu du district de Bamako a informé le 11e arrondissement qu’il y a trois colis déposés sur la route de Gouana qui, à la faveur du vent, dégagent une odeur pestilentielle et pollue tout l’environnement.

Les éléments de la brigade de recherches accompagnés d’une équipe de la Protection civile et d’un médecin-légiste se sont donc rendus sur les lieux. Effectivement, ils y trouvèrent trois seaux contenant les parties d’un corps humain en putréfaction avancée. Il s’agit des membres supérieurs et inférieurs découpés en morceaux plus la tête, rangés dans quatre seaux en plastique tout neufs et placés dans un gros sac de ‘’Embal- Mali’’.


Après le constat du médecin-légiste, les parties du corps furent confiées au service funèbre de l’Hôpital Gabriel Touré.

Le lendemain, dimanche 10 mai, vers les coups de 12 heures, une personne vint informer le 11e arrondissement qu’il y’a eu une découverte macabre au niveau d’un dépôt d’ordures de Niamakoro. Le Commissaire divisionnaire, Djigui Konaré, dépêcha aussitôt ses éléments, comme pour la première fois, accompagnés des sapeurs-pompiers et d’un médecin-légiste.

Effectivement, il y avait une poubelle en plastique placée dans un gros sac d’où s’échappait une odeur nauséabonde.

Dans la poubelle, il y avait le buste d’une personne. Après le constat du médecin-légiste, cette autre partie du corps découverte par les populations fut envoyée au service funèbre de l’hôpital Gabriel Touré. Celui-ci fit la reconstitution du corps avant de conclure qu’il s’agit d’une seule et même personne à la peau blanche.

Les enquêtes continuent, toutefois la police sollicite la coopération de la population pour tout indice pouvant l’amener soit à identifier la victime, soit à mettre la main sur les éventuels auteurs de ce crime abominable.

Pierre Fo’o MEDJO

14 Mai 2009