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La Première dame, Keïta Aminata Maïga, présidente de l’ONG AGIR, a inauguré le samedi 25 novembre dernier, dans la commune du Mandé, précisément au second cycle de l’école fondamentale de Ouenzindougou, un ‘’Centre de Vie Communautaire’’ appelé «ENERGY CARE CENTER». C’était en présence des autorités traditionnelles, locales et administratives de cette commune.

Deuxième du genre après celui de Lassa, ce centre est un don de l’Institut Loris Azzaro de Toulouse à l’ONG AGIR, une partenaire soucieux du bien-être des populations les plus vulnérables en matière de santé. L’ONG AGIR n’est pas à sa première donation dans la commune du Mandé où les populations se souviennent encore de l’ouverture du centre de santé Nelson Mandela de Kanadjiguila. Cette fois-ci, c’est le tour du village de Ouenzindougou d’être doté d’un centre de santé multifonctionnel nommé «Centre de Vie».

Après les mots de bienvenue et de remerciement du chef de village, le Maire de la commune du Mandé, Moussa Camara dira que cette donation témoigne de l’attachement des donateurs au développement de sa commune. Selon lui, ces kits serviront d’abord les élèves dudit établissement ainsi que les 9260 habitants du village de Ouenzindougou et toute la commune.

A sa suite, le directeur du second cycle, Modibo Camara s’est réjoui de l’inauguration de ce centre de santé auquel se greffe le volet éducatif dans un espace scolaire. Au nom de ses collègues enseignants, il a remercié la Première Dame pour leur avoir octroyé ce centre de vie et pour la rénovation d’une salle de classe et la dotation d’adduction d’eau potable à cet établissement. Pour lui, ce centre a un double avantage à savoir, la consultation, la vaccination, l’accouchement d’une part et d’autre part, l’accès à l’internet et à la bibliothèque. Il a pris l’engagement que l’entretien et la maintenance seront assurés. Avant de lancer un cri de cœur en faveur de la clôture de l’établissement scolaire pour des besoins de sécurité.

Jean Louis Daré, président de l’Institut Loris Azzaro de Toulouse pour sa part, dira que c’est après deux (2) ans de travail, de persévérance avec l’ONG AGIR qu’ils vont remettre ce « car center» deuxième génération devenu «Centre de Vie», aux populations de Ouenzindougou. D’après lui, il est conçu sur une base de container maritime offrant une solution innovante et éco responsable, répondant aux exigences locales urgentes et climatiques.

« Il intègre toutes les solutions simples qui vont permettre de prendre soin des personnes, de filtrer de l’eau, de se réunir au frais et de rechanger les appareils de différentes sortes, de se connecter à la famille et au reste du monde. Ce Care Center se compose de trois cellules: le cabinet médical, le centre de vie et le web center. Il est totalement autonome en énergie grâce à ses panneaux solaires », a-t-il expliqué.
Le Pr Samba Sow, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, ajoutera que cette initiative de la présidente de l’ONG AGIR est en parfaite symbiose avec la nouvelle réforme du système de santé, conformément au Programme Présidentiel d’Urgence Sociale dont un accent particulier a été mis sur les soins de santé primaires et sur la couverture sanitaire universel. C’est-à-dire, une situation dans laquelle, toutes les populations ont accès aux services de santé dont elles ont besoin, répondant aux normes de qualité, sans que le coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers.

« Ces centres de Vie Communautaires seront installés sur les places publiques, à proximité de des écoles, des marchés, des lieux de culte. Des camps des forces armées et de sécurité seront pris en compte. L’ensemble des activités qui seront menées dans ces centres pourront être ou presque sans frais avec le soutien de l’Etat. Cela permettra de décongestionner les hôpitaux, les centres de santé de référence du District et les CSCOM afin qu’ils puissent mieux se concentrer sur les urgences stabilisées en fonction de leurs spécialités initiales », a-t-il indiqué.
Quant à la Première dame, Keïta Aminata Maïga, elle a souligné que les résultats des enquêtes effectuées au Mali ont abouti à des conclusions qui font état de la volonté des jeunes adolescents tant urbains que ruraux d’être informés sur leur santé sexuelle et reproductive. Pour elle, une attention particulière doit leur être accordée afin de les mettre dans les conditions idoines de participation au développement humain du Mali.
« C’est pourquoi, l’ONG AGIR pour l’Environnement et la Qualité de la Vie que je préside a fait l’option d’inscrire dans ses chantiers novateurs, un programme d’installation de ‘’Centres de Vie’’ dans des écoles avec la vocation de permettre l’accès aux Technologies de l’Information et de la Communication. Mais aussi et surtout de renforcer l’éducation des jeunes et l’offre des services de santé de la reproduction. En complément aux Centres de Vie, l’ONG AGIR a démarré l’installation d’infirmeries dans les établissements scolaires », a-t-elle laissé entendre.

Moussa Sékou Diaby

du 28 Novembre 2017