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L’élection présidentielle 2013 a drainé dimanche une foule nombreuse d’électeurs dans les différents centres de vote en Commune IV. D’Hamdallaye à Lafiabougou en passant par Sébéninkoro et Djicoroni-Para et Taliko, l’engouement des électeurs était à son paroxysme.

Ce dimanche 28 juillet 2013, restera longtemps gravé dans la mémoire collective non pas parce qu’il fallait élire un président de façon démocratique, mais pour l’engouement suscité par cette élection. En effet, ils étaient des milliers à prendre d’assaut les différents centres de vote pour accomplir leur devoir civique.

Ils, ce sont ces jeunes, hommes et femmes munis de leur carte Nina, bravant la chaleur, malgré la soif et la faim pour cause de ramadan, chacun tenait à voter comme pour dire qu’il est temps que le changement tant prôné se fasse. Ils avaient à choisir entre les 27 candidats au fauteuil présidentiel pour les 5 ans à venir.

A Lafiabougou, précisément au lycée Mamadou Sarr où le président par intérim Dioncounda Traoré, accompagné de son épouse, a voté ; les forces de l’ordre avaient du mal contenir la foule. Dioncounda Traoré a accompli son devoir citoyen dans le bureau n°10 sous les yeux admiratifs des agents électoraux. Sur la liste, il est le 434e inscrit, mais il était le 34e à mettre son bulletin dans l’urne à 9 h 10 précises.

« Je suis heureux et satisfait de pouvoir voter ce matin pour le candidat qui m’a convaincu lors de la campagne électorale. Je ne vous dirais pas qui, mais c’est avec un sentiment de fierté et d’espoir pour moi de constater que le peuple tout entier de Kayes à Kidal a pu voter« , a dit Pr. Dioncounda Traoré qui a félicité les organisateurs pour tout ce qu’ils ont abattu comme travail pour que tout le monde puisse voter dans la tranquillité, la paix et la sérénité.

Le président a salué la communauté internationale pour son appui, son accompagnement dans le processus électoral.

A l’école Aminata Diop IV, le plus grand centre de la Commune IV, ce sont 80 bureaux de vote qui ont ouvert tous entre 8 h et 8 h 5. Le coordonnateur Ibrahima Sanou, au moment de notre passage n’avait noté aucune anomalie. « Le matériel, les agents, les électeurs sont tous là, il n’y a eu aucun incident ici« , se contentait-il de dire.

Dans le BV n° 40, le président Oumar Berthé a abondé dans le même sens. « Nous n’avons enregistré aucun incident de l’ouverture à maintenant (10 h 52)« , mais, il a noté l’absence de quelques délégués qui n’étaient pas encore en place. « Je pense qu’ils vont venir, sinon plus de 3/4 des délégués sont là« .

A Hamdallaye Plateau, le président du BV n°32 a été formel, « tous les délégués, les assesseurs, les observateurs nationaux sont là, tout se passe normalement« .

Partout dans les différents centres, un dispositif impressionnant de forces de l’ordre était déployé. Personne ne franchissait le portail sans exhiber sa carte Nina. A quelques mètres des forces de l’ordre, à Lafiabougou, l’on pouvait reconnaître des pionniers aux foulards rouges. Mamadou S. Sène, l’un d’eux, a précisé son rôle : « Je suis ici pour orienter les électeurs qui ne savent pas exactement leur BV, nous avons été formés, il y a deux jours, je connais par cœur l’emplacement de tous les BV de ce centre, il suffit que l’on me dise le numéro pour que je montre la salle « .

Cependant, a indiqué le coordinateur du centre Aminata Diop IV, des retardataires compliquaient un peu le travail. « Ils n’ont pas pu identifier leur BV par SMS, et c’est ce matin qu’ils veulent les identifier, cela pose des problèmes, heureusement que la DGE a pris les dispositions pour apporter des ordinateurs qui permettent l’indentification des BV de ces retardataires qui sont très nombreux« .

En effet, aux environs de 11h, ils étaient plus d’une centaine à faire la queue pour identifier leur BV.

En somme, hormis quelques dysfonctionnements relevés, notamment l’identification des bureaux de vote, qui sont corrigés au fur et à mesure de manière proactive, les opérations de vote se déroulent normalement en Commune IV, sans incidents majeurs.

En tout cas, de mémoire de maliens, jamais élection n’a suscité autant d’engouement de la part des citoyens dans notre pays de 1992 à nos jours.

Idrissa Sako

29 Juillet 2013