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Les membres du secrétariat exécutif malien de la Communauté des démocraties étaient dans les locaux de la Banque mondiale, ce 16 octobre 2007, où ils ont assisté à une conférence-vidéo organisée en direct des Etats Unis par le comité-directeur international de la Communauté des démocraties.

A cette rencontre, assistaient un représentant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et des représentants d’organisations partenaires de la société civile.

Cette vidéo-conférence à laquelle quatre pays -le Mali, le Sénégal, les USA et l’Inde- ont pris part est une initiative de l’ambassadeur du Mali aux USA, M. Abdoulaye Diop. Etaient presents dans la salle, Fadiala Kéïta, Mme Diarra Djuigareye Maïga et du Dr Oumar Macalou.

Cette conférence a traité du thème de la conférence ministérielle de Bamako qui est “Pauvreté, développement et démocratie.” A son entame, son excellence Willy G. Gaa des philippines, représentant les pays initiateurs, a fait l’historique des activités de la Communauté des démocraties.

Il a mis l’accent sur la dynamique enclenchée par les groupes régionaux thématiques de travail. Par exemple, le groupe de l’Italie qui travaille sur les menaces à la démocratie et l’état de droit. Il a saisi l’occasion pour affirmer que son pays -les Philippines- reconnaît toute l’importance du lien entre la démocratie et le développement que le Mali a choisi comme thème, lors de la table ronde de septembre 2006 et à laquelle ont participé l’USAID et le Millennuim Challenge Account (MCA).

Le président du conseil pour une communauté de démocraties, Dick Rowson, rendra un hommage à l’ambassadeur du Mali aux Etats Unis pour avoir initié cette vidéo-conférence, avant de préciser que la promotion des valeurs et principes démocratiques, tels que l’Etat de droit, la liberté d’expression… sont au centre des objectifs de la communauté des démocraties.

Il a expliqué la composition géographique du comité consultatif international, ses activités et le rôle qu’il a joué à travers le monde, surtout aux côtés des Nations Unies, par la mobilisation du caucus de 125 pays.

Ce comité a non seulement travaillé sur les critère et processus d’invitation à la conférence ministérielle de Bamako du 14 au 17 Novembre 2007, mais a aussi démarché le Fonds des Nations Unies pour la démocratie en vue d’appuyer les activités de la communauté des démocraties.

Dick Rowson a affirmé que la subvention du MCA, dont le Mali est le plus grand bénéficiaire, est un témoignage d’appui aux pays qui ont pris le risque d’emprunter le train de la démocratie, et surtout, quand ces pays font du progrès dans ce sens.

Dans son exposé analytique, le Dr Joe Siegle Daï a fait le lien entre la démocratie et le développement. Selon lui, les deux sont entrelacés. Pour preuve, le taux de croissance s’est sensiblement amélioré dans les pays qui ont adopté un régime démocratique.

Des taux de croissances qui s’expliquent par des indicateurs socioéconomiques tels que l’amélioration du PIB, du pouvoir économique, et de l’espérance de vie des populations, la baisse du taux de mortalité. Il reste à noter que certains pays de l’Asie de l’Est ont réalisé des progrès économiques sans avoir adopté un régime démocratique.

Aussi, un participant sénégalais a précisé que la croissance est un élément du développement qui est un tout. Cette réaction a été partagée par M. Abdoulaye Diop qui a mis l’accent sur la nécessité, pour les gouvernements des pays démocratiques, de pouvoir répondre aux besoins fondamentaux de leurs peuples, tels que dans le domaine de la santé, de l’alimentation, de l’éducation…

M. Abdoulaye Diop a aussi souligné que les défis à la démocratie doivent trouver une approche globale et harmonieuse et non de manière séparée. Il a donné l’assurance concernant les activités menées par le gouvernement du Mali et le secrétariat exécutif malien de la Communauté des démocraties. Assurance qui été confirmée par le président dudit secrétariat, le Dr Oumar Makalou.

Laya DIARRA

19 octobre 2007.