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Suite à la IVème conférence ministérielle de la Communauté des Démocraties tenue en novembre 2007 à Bamako, le Secrétariat Exécutif International du Processus Non Gouvernemental de la communauté des démocraties a organisé un atelier de restitution des principaux résultats de cette rencontre.

Cette restitution fait suite à celle effectuée en avril et mai 2008 dernier dans les capitales régionales. Tous ces travaux ont lieu grâce aux efforts conjoints déployés par le secrétariat exécutif du processus dirigé au Mali par Dr. Oumar Macalou, président de la communauté des démocraties, accompagné de Dr. Abdoulaye Sall, modérateur et Secrétaire à la Réflexion Stratégique, de Mamadou Fadiala Keïta Assistant du Secrétaire général.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier de restitution était présidée par le Secrétaire général du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale M. El Mohamoud Keïta. Toutes les couches sociales démocratiques de notre pays étaient représentées.


Le cadre de la restitution

D’entrée de jeu, dans son discours de bienvenue, le président du comité de la communauté des démocraties a, au nom du Secrétariat Exécutif, salué avec plaisir la présence massive des participants à cette conférence de restitution. Cela dénote quant de tout l’intérêt que ceux-ci témoignent depuis le début de la présidence malienne de la communauté des démocraties il y a environ deux ans.

Cette rencontre de Bamako, qui a regroupé plusieurs Etats, a été une fierté pour tous les Maliens. En effet, selon le président, cet atelier de restitution s’inscrit dans le cadre du volet lobbying plaidoyer du projet malien soutenu par le Fonds des Nations-Unies pour la démocratie à travers le Programme des Nations-Unies pour le Développement PNUD-Mali.

A ces dires, le Secrétaire Exécutif s’investit conjointement avec nos partenaires à défendre les valeurs et principes démocratiques lors des tables rondes et autres rencontres internationales. Autant, il s’évertue à contribuer efficacement à l’enracinement de ces mêmes valeurs dans le Mali profond au double bénéfice de l’édification d’une culture citoyenne forte et du développement durable.

Les mots de remerciements

Sans conclure ses propos, Dr. Macalou a eu l’amabilité de remercier le PNUD-Mali pour sa collaboration fructueuse et professionnelle avec le secrétaire exécutif tout au long de la mise en oeuvre de ce projet. Une réelle salutation est adressée au président de la République Amadou Toumani Touré, à la cellule diplomatique, au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, à l’Ambassade du Mali à Washington pour leur dévouement en faveur des progrès démocratiques au Mali et ailleurs.

Il n’a pas oublié de remercier également l’Ambassade des Etats-Unis au Mali, le comité international de pilotage de la société civile et le conseil de la communauté, qui n’ont menagé aucun effort pour apporter une expertise précieuse à la réussite de la IVème conférence ministérielle.

Discours d’ouverture

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général a expliqué que plusieurs études faisant l’objet de cette IVème conférence ministérielle avaient fait l’unanimité au sein de la communauté des démocraties. Aussi, le Segal a souligné que quand il était Ambassadeur à Addis-Abebas, le charte Africaine de la démocratie avait été adoptée à l’unanimité.

Malgré sa notificatin, elle est confrontée aujourd’hui à des réticences de la part des Etats. Car, depuis cette adoption, deux Etats seulement ont ratifié la charte. Pour ce qui est du manuel diplomatique, M. El Mohamed Keïta a dit qu’il compte sur l’engagement des membres du Secrétariat Exécutif de la communauté des démocraties afin d’y apporter des éclaircissements. Au non de son département, il a remercié et encouragé les participants, tout en leur rassurant de son soutien constant.

Le consensus de Bamako sur la démocratie

Ce document a été présenté par Marc Traoré, chargé des projets. Le consensus de Bamako sur la démocratie a été adopté par tous les Etats présents. Pour ce consensus, les Etats s’engagent à consolider leurs principes et objectifs communs afin de promouvoir la démocratie dans toutes les régions du monde.

Ils ont également réaffirmé leur engagement solennel à promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales conformément à la Charte des Nations Unies afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).


Environnement politique et institutionnel

Commenter par Bouyé Diallo, le comptable dans le volet de promotion de l’environnement propice et une politique de promotion de la gouvernance démocratique, les Etats ont recommandé l’équilibre et l’indépendance des pouvoirs comme des conditions nécessaires. Sans oublier que le partenariat public-privé tant sur le plan régional qu’international est aussi la condition sine qua non de cette gouvernance démocratique.

La charte Africaine

Bien présentée par Mamadou Fadiala Keïta, Secrétaire Exécutif- Assistant, la présente charte vient renforcer la démocratie, la gouvernance et le régime des élections en Afrique sans naturellement porter atteinte aux dispositions nationales favorables à l’émergence et à la consolidation de la démocratie dans les Etats partis. A ce titre, elle est un pas important vers l’intégration et même les principes universels reconnus de bonne gouvernance.

Le manuel du diplomate

Présenté par Sékou Doumbia, membre de la commission suivi et évaluation, ce manuel du diplomate est un projet de la communauté des démocraties. Ce manuel constituera une précieuse ressource pour les diplomates dans leur mission de renforcement de la bonne gouvernance, de protection des droits humains et de promotion de la démocratie à l’échelle mondiale. Car il est fréquemment observé que la démocratie n’est pas une fin en soi.


Démocratie et développement

Dans la présentation de document faite par Mme Diarra Fjingarey Maïga, Secrétaire Exécutive, les Etats ont compris qu’aucune mission de démocratie ne peut survivre à moins qu’elle ne soit soutenue dans la traduction de ses aspirations en réalité concrète.

Par conséquent, il est impératif que la banque ou le fonds de la communauté des démocraties soit perçue comme un instrument efficace et efficient pour la démocratie et le développement dans les pays pauvres. Parce que les concepts que sont les démocraties, le développement et la lutte contre la pauvreté sont des concepts complémentaires, qui s’enrichissent et se renforcent mutuellement.

En effet, chacun de ces exposés thématiques qui vient d’être cité, a été soumis à des questions-réponses pour les participants dans le cadre du renforcement de ces documents issus de cette conférence de Bamako tenue en novembre 2007.


Hady BARRY

14 Juillet 2008