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Evaluée à plus de 2000 âmes, la communauté béninoise au Mali célèbre, aujourd’hui, les 48 ans d’indépendance de son pays. En prélude à cette manifestation, le président de la communauté béninoise au Mali, Roland Bovis, a rencontré le week end dernier, ses frères et soeurs dans l’enceinte du Carrefour des jeunes à Bamako.

L’objectif de cette rencontre était de renouer le contact avec la communauté et faire le point des préparatifs de la fête de l’indépendance. M. Bovis Roland a exhorté ses compatriotes à respecter les lois en vigueur dans le pays hôte. Il a remercié les autorités du Mali pour l’hospitalité qui est réservée aux étrangers à travers la célébration de la fête de l’intégration africaine. “Prenez le Mali comme votre pays comme l’exige l’intégration africaine”, a déclaré M. Bovis.

Plusieurs activités sont au menu de cet anniversaire. Il s’agit, entre autres, du don de sang pour sauver des vies humaines, de la plantation d’arbres et d’une réjouissance populaire à la Maison des Jeunes de Bamako.

Il est à noter que, c’est en 1958, que le pays devint la «république du Dahomey», un Etat autonome au sein de la Communauté française. L’indépendance fut proclamée le 1er août 1960, à Porto Novo, la capitale du nouvel État qui devint, le mois suivant, membre des Nations unies.

Par la suite, le Bénin connut une histoire politique mouvementée. Surnommé le «Quartier latin de l’Afrique» durant l’époque coloniale en raison de sa vie politique, le pays connut quatre régimes successifs dirigés par des hommes du Sud jusqu’au coup d’État du commandant Mathieu Kérékou en 1972. Les 12 premières années furent marquées par une instabilité chronique, les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud, se disputant le pouvoir.

En 1972, le commandant Mathieu Kérékou destitua le Conseil présidentiel et devint le chef d’un État auquel il voulut donner peu à peu une orientation marxiste-léniniste. En 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey (république du Dahomey) fut symboliquement abandonné pour celui de Bénin (République populaire du Bénin), du nom du royaume qui s’était autrefois épanoui au Nigeria voisin.

Une nouvelle constitution, instaurant un régime à parti unique, fut promulguée en 1977. La même année, une tentative de coup d’État appuyée par des mercenaires (Bob Denard) échoua et durcit davantage le régime. Les trois anciens présidents, emprisonnés en 1972, furent libérés en 1981. Au cours de cette période, les dirigeants du pays n’ont jamais pensé modifier le statut de la langue française, qui demeura la langue officielle, notamment dans l’Administration, la justice et les écoles.

Durant les années quatre-vingt, la situation économique du Bénin continua de se dégrader, alors que la répression antidémocratique se durcit. Les problèmes sociaux et politiques conduisent le président Kérékou à renoncer à l’idéologie marxiste-léniniste et à accepter l’instauration d’une Conférence nationale, réunissant les représentants des différents mouvements politiques.

Notons que, l’actuel locataire du Palais de la Marina est le Président Yayi Thomas Boni.

Gnimadi Destin

01 Aout 2008