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Suite à sa disqualification par la Commission de centralisation des résultats de Kati, l’Union pour la République et la démocratie (URD), porte plainte au niveau du Tribunal de première instance de Kati. Motif : falsification de chiffres aux communales.

Alors que les négociations pour sceller des alliances pour occuper la mairie vont bon train dans la Commune rurale de Kalabancoro, l’URD vient d’apprendre le retrait de ses trois conseillers.

Au lendemain du vote, c’est-à-dire le 27 avril, la Céni et la Commission de centralisation des résultats de Kalabancoro ont proclamé les résultats. L’URD, qui comptabilise 579 voix, dépassait de deux voix la moyenne de 577 voix qui donnait droit à 3 conseillers.

Contre toute attente, en fin de week-end dernier, la Commission de centralisation de Kati a proclamé un autre résultat faisant fi de ceux de la Céni locale et de la Commission de Kalabancoro.

Ces résultats, publiés au niveau de Kati, aux dires du président de la sous-section URD de Kalabancoro, Marcellin Giengiré, tête de liste, changent toutes les données.

L’URD se voit dépouiller de ses conseillers parce que n’ayant pas obtenu 5 % des 12 117 voix (606 voix) suite à l’ajout des résultats d’un bureau de vote à Yèrèmakono. Certains membres de la Céni locale ne comprennent pas comment Kati a pu avoir les chiffres qu’elle a communiqués. Ils s’opposent catégoriquement à la prise en compte par Kati du bureau de vote découvert curieusement à Yèrèmakono (quartier de Kalaban) et dont le nombre de voix a apporté le changement dans le calcul final.

Aux dires de nos interlocuteurs de la Céni, le bureau découvert à Yèrèmakono n’est pas pris en compte par la Céni.« Nous avons travaillé sur la base des 91 bureaux officiellement communiqués par la sous-préfecture. Si un autre bureau a été fabriqué, nous ne le reconnaissons pas ». Les 3 conseillers « retirés » à l’URD ont été « partagés » entre le Cnid (6 élus), l’Adéma/PASJ (5) et le RPM (4). Ce qui est incompréhensible, selon M. Marcellin. Joint au téléphone, ce dernier, accompagné d’un huissier, était sur le point de porter plainte auprès du juge administratif du Tribunal de première instance de Kati pour falsification de chiffres.

A Kalabancoro, des formations et regroupements politiques se concertent pour mettre en place un regroupement, pour demander l’annulation pure et simple des résultats du vote. « Les 50 % d’électeurs ont voté par de fausses procurations confectionnées par les fraudeurs », argumentent-ils.

A l’issue des élections du 26 avril 2009, ce sont 6 partis politiques qui se sont repartis les conseillers. Il s’agit du Cnid (6), l’Adéma/PASJ (5), le PDM (4), le REED (4), le RPM (4), le MPR (3), le Bdia (3).

Amadou Sidibé

05 Mai 2009