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Avec les élections communales prévues pour avril 2009, les tractations commencent au sein de la plupart des partis politiques où les candidats sont plus nombreux que les places à pourvoir, pire, la bataille se déroule surtout autour des premières positions sur les listes de candidatures. Le souci de chacun étant de se donner plus de chance d’être élus.

PEU DE PARTIS SONT ÉPARGNÉS

Après les polémiques de longue durée autour du maintien ou du report de la date des élections communales d’avril 2009, tous les partis politiques sont à pied d’oeuvre pour participer massivement à ces élections, en tout cas avec les moyens dont ils disposent afin de pouvoir tirer leur épingle du jeu.

Mais il ne fait aucun doute que les jeux sont compliqués à l‘occasion des élections communales de 2009 qui se dérouleront dans un contexte exceptionel caractérisé par des bouleversements notoires au sein de l’échiquier politique national.

LE CHOIX PARFOIS DOULOUREUX DES CANDIDATS

Qu’à cela ne tienne, tous sont au starting bloc, mais avec quels candidats? Les calculs et réflexions vont bon train, de même que les tractations. Dans cette ambiance, si on peut l’appeler ainsi, les jeux se font et se defont au gré des influences des cadres et militants des partis en termes de moyens financiers, mais aussi de popularité dans les circonscriptions électorales.

Les anciens ne veulent pas partir, les nouveaux mettent tout en oeuvre pour être pris en compte. Au cours de cette bataille, le plus souvent, les anciens sont en position de force avec leurs possibilités financières et les relations qu’il ont pu se tisser pendant ces dernières années. Qu’à cela ne tienne, il y a des nouveaux qui parviennent à émerger et cela parait scandaleux pour ceux qui s’apprêtent à renouveler leur mandat.

L’ARBITRAGE DE LA DIRECTION DES PARTIS

Les membres des directions des partis ne sont pas toujours innoncents dans les choix opérés à certains niveaux. Pour cette raison, on annonce déjà des démissions de certains partis par des maires et leurs conseillers. N’est-ce pas à l’issue de frustrations et pour mieux se positionner ailleurs?

Nous le disions depuis la période d’euphorie des cadres et militants de certains partis dans l’adhésion à d’autres jugés plus grands et ayant par conséquent davantage de chance de tirer leur épingle du jeu politique. Il apparait clair que nul ne peut empêcher les conflits entre nouveaux arrivants et anciens à la base.

La situation se complique davantage avec les adhésions massives enregistrées ces dernières années dans les grands partis dont les responsables sont obligés parfois de faire l’arbitrage pour éviter des frustrations ou abus.

POURQUOI LES ANCIENS S’ACCROCHENT-ILS?

Il y a chez certains le souci de se pérenniser à leur poste compte tenu des avantages qu’ils tirent de leur statut de conseillers communaux. Pour ceux-ci, l’alternance n’est pas la solutions aux problèmes qui se posent, c’est plutôt la continuité qui permet d’assurer les conditions d’équilibre.

Cela pose du coup la problématique de l’efficacité dans la gestion des affaires communales. Ceux qui ont un bilan de gestion réluisant, s’il en existe, ou en tout cas, ceux qui ont eu des comportements exemplaires dans l’accomplissement des missions à eux confiées, sont généralement reconduits sur les listes de candidatures.

DES MENACES DE DÉMISSIONS PLANENT

D’autres élus communaux sont menacés d’être remplacés sur les listes de candidatures pour les élections commuales de 2009 et cela n’est pas sans conséquences sur la poursuite de la participation de certains anciens conseillers communaux aux activités de leurs partis.

Dès lors, il faudra s’attendre à ce que le paysage politique connaisse à nouveau une recomposition qui se fera, bien entendu à la douleur de certains au profit de ceux qui s’y attendent le moins.

En effet, on va vers une approche qui tend à donner raison aus leaders de partis qui avaient exprimé des inquiétudes et des réserves au sujet de la fièvre d’adhésions massives des partis, cadres et militants à d’autres partis plus grands parce que mieux implantés. Il s’agit de l’Adéma, de l’URD et du RPM, considérés jusqu’à la preuve du contraire comme étant les têtes de proue de l’échiquier politique national.

C’est sans doute les grands partis qui auront le plus gros des problèmes à l’occasion des élections communales de 2009. Le nombre de cadres et militants intéressés à postuler étant largement supérieur aux places sur les listes de candidatures. Déjà, la reconduction de certains élus communaux impopulaires annonce que le rôle de l’argent sera particulièrement important à ces élections.

Les partis doivent désigner des assesseurs et présidents de bureaux de vote à la hauteur afin de déjouer les sales tours que certains ont programmés sur fond de corruption et d’achat de consciences.

Moussa SOW

05 mars 2009