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En marge de la campagne pour les élections communales 2009, le bureau de la Section III du Rassemblement pour le Mali (RPM) a organisé le mardi 21 avril dernier un point de presse dans les locaux de son siège sis à l’immeuble Diakité.

Placé sur le thème : « Préparatifs des élections communales du 26 avril 2009 », ce point de presse était animé par le Secrétaire Général adjoint du parti des tisserands, Bakary Koniba Traoré.

On notait la présence d’Ibrahima Bomboté, membre du RPM, de M. Bakary Sèmèga, tête de liste en commune III, et de Mme Fatoumata Sibé, candidate aux élections communales.


L’objectif de ce point de presse était d’expliquer aux journalistes les démarches du RPM par rapport à l’organisation des communales.

Dans son introduction liminaire, M. Bakary Koniba Traoré a expliqué que la position du Rassemblement pour le Mali (RPM) est un parti politique malien créé par Ibrahim Boubacar Keïta en juin 2001 demeure toujours dans l’opposition et s’il plaît à Dieu M. Ibrahim Boubacar Keïta sera candidat en 2012.

Plusieurs questions ont été débattues à savoir : Les communales, la fraude, la place du RPM par rapport à la vie démocratique, la formation civique et des divergences au sein du parti.

Selon lui, les communales constituent un enjeu très important pour le RPM. En fait, la vérité de chacun est à situer du côté de ses intérêts bien compris. Mais quelle est la vérité du Mali ? Si nous parlons de démocratie aujourd’hui dans notre pays c’est grâce au parti des tisserands.

« Depuis deux décennies, pour nous situer dans l’espace du renouveau démocratique, des élections se suivent et se ressemblent toutes : organisation invariablement lamentable, environnement constamment malsain, fraude régulièrement massive et à grande échelle. Nous en sommes réduits à faire semblant de jouer le jeu, et nous nous accrochons aux apparences : continuer d’organiser des élections, dans les conditions déplorables que nous savons, pour continuer d’entretenir l’illusion que nous sommes en démocratie », a martelé Bakary Koniba Traoré.

A en croire Bakary Koniba Traoré, les partis politiques doivent être placés désormais dans l’obligation de justifier le privilège que leur reconnaît la Constitution d’être préposés à l’animation de la vie politique nationale. Par un système national de monitoring, on tiendra comptabilité de ce qu’ils disent et de ce qu’ils font en termes d’éducation, de formation, de participation au débat social sur les grands problèmes de la nation.

Devraient être exclus, par conséquent, du jeu électoral les partis sans présence notable dans l’arène politique, des clubs électoraux, abusivement assimilés à des partis et qui, à l’instar des herbes folles de saisons de pluie, n’ont de vie que dans les périodes électorales. Au regard du Mali de nos rêves, c’est de la foutaise ! Et nous n’en voulons plus.

Il dira par ailleurs que le RPM n’est pas de la pyromanie à tout va, c’est-à-dire la tendance plutôt maladive à allumer des incendies partout au mépris de la paix sociale, de la sérénité qui sied au débat public et par-dessus tout, au développement du pays.

Le parti des tisserands n’est pas la simple gestion du ministère de la parole par la consécration de censeurs drapés de vertus, juchés sur un piédestal moral et qui distribuent des blâmes et des cartons rouges avec la certitude que l’enfer, c’est toujours les autres.

L’opposition n’est pas synonyme de guerre, de guérilla, de harcèlement permanent et sans répit contre le pouvoir en place, en se donnant le beau rôle de ne savoir s’illustrer que par la critique facile, de détruire.

La démocratie libérale est fondée sur le pluralisme. Pluralisme des visions, pluralisme des destinations, dans l’expression d’une majorité politique pour traduire la volonté du plus grand nombre, sans pour autant refuser à la minorité d’apporter son éclairage, quand on sait qu’une idée aujourd’hui minoritaire peut bien se révéler la vérité de demain.

« Le RPM, c’est une manière de semer l’idéal démocratique, de le faire germer, de le faire croître pour que se développent, au niveau de tous les acteurs, des comportements déterminés, dans le respect des différences et la sauvegarde des droits de la minorité», a-t-il conclu.

Gnimadi Destin

23 Avril 2009