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Comme personne ne l’ignore plus, c’est le 26 Avril 2009 qu’on assistera au renouvellement des Mairies. Aussi, à quatre mois de ces élections communales prochaines, tous les états-majors des partis et associations politiques sont à pied d’oeuvre pour ratisser large. Si les uns entendent confirmer leur suprématie sur le landerneau politique, les autres comptent profiter de ces échéances municipales pour s’implanter un peu partout à travers le territoire national. Et chaque parti ou association politique entend marquer son empreinte sur l’échiquier municipal.

Au nombre des partis politiques figure le Parti pour la Solidarité et le Progrès (PSP) qui entend surtout renaître de ses cendres. Conscients que leur tâche ne sera pas facile, les responsables du PSP ont décidé de mettre de nouvelles stratégies en branle, pour conquérir le plus grand nombre de maires et de conseillers municipaux. Ainsi, une forte délégation du parti conduite par son 1er Secrétaire administratif, M. Mody Fily Sissoko, s’est rendue à Niono et ses environs pour s’enquérir des réalités du terrain.

Selon M. Sissoko, les préparatifs vont bon train à Niono, à Diabaly et autres localités environnantes. “Le PSP se porte bien aujourd’hui à Niono ; et cela, grâce à la volonté et l’engagement des responsables et militants dirigés par le Secrétaire Général Mahamane Maïga. Je peux dire sans me tromper que l’optimisme est de mise”, a-t-il indiqué.

Quant au 2è Secrétaire administratif, M. Ousmane Diadié Coulibaly, il a sillonné la zone de Sanankoroba et ses environs. Là aussi règne une certaine ferveur en faveur du parti dirigé par M. Oumar H.amadoun Dicko. C’est que le Djitoumou est considéré comme le fief des progressistes : avant même l’indépendance, il était acquis à la cause de Fily Dabo Sissoko.

Selon M. Coulibaly, c’est la grande mobilisation, avec le renouvellement des comités et la composition des équipes-choc, pour faire face à de grands partis tels que l’Adéma-PASJ et surtout, l’URD. Aussi, des contacts et échanges permanents sont entretenus entre le Secrétariat Exécutif national du parti et les sections de Kolokani, Djidjéni et Yanfolila.

D’ailleurs, une rencontre s’est tenue entre le Secrétaire Général de Yanfolila, M. Boubacar Dansoko et les membres du Bureau Exécutif Naional (BEN) du parti a eu lieu le 22 Janvier 2009 à Bamako. “Nous allons tout mettre en oeuvre pour que notre rêve soit une réalité, à partir des communales de 2009, c’est-à-dire l’implantation et la consolidation du parti. Et cela passe par un maximum de mairies et de conseillers municipaux à Bamako et à l’intérieur du pays”, a déclaré le 2è Vice-Président du Secrétariat Exécutif National du parti, M. Bissy Sangaré.

De nouvelles stratégies sont en train d’être mises en oeuvre à Douentza Djenné, Ténénkou et Youwarou, considérés comme les fiefs traditionnels du PSP. Par ailleurs, une forte délégation du parti se rendra cette semaine à Bafoulabé, Mahina, Koro et Bankass pour rencontrer les responsables, surtout que de nouvelles adhésions au parti y ont été enregistrées.

C’est dire que le Parti pour la Solidarité et le Progrès tient également à se trouver e pôle position, dans l’attente des législatives de 2012 surtout. Premier parti politique créé le 12 Février 1946 (donc avant l’indépendance), le PSP a largement contribué à l’accession de l’ancien Soudan Français à la souveraineté nationale en 1960 ; et cela grâce aussi à Fily Dabo Sissoko et ses compagnons.

Malheureusement, du fait des vicissitudes de l’histoire politique malienne, le PSP sera interdit d’activité politique.Il faudra donc l’avènement du multipartisme en 1991 pour voir le parti reprendre ses activités politiques. Ainsi, l’arrivée de Oumar Hamadoun Dicko aux commandes en 1996 a permis, au parti, d’obtenir deux députés dans la circonscription de Douentza, lors des législatives de 2007.

Le parti s’est ainsis reconstruit petit à petit à l’intérieur du pays, notamment à Bougouni et à Kouri qui sont en passe de devenir des fiefs du parti.

Le PSP y a même effectué une mission le 25 Janvier dernier. “Notre ambition, c’est d’avoir ne serait ce que des conseillers municipaux à travers le pays, même si notre souhait est d’avoir les grandes mairies, surtout à Bamako. A l’allure où vont actuellementl es choses, nous pouvons dire que l’espoir est permis. Nous espérons que cette flamme d’optismisme sera entretenue par chacun de nous”, a indiqué M. Bissy Sangaré.

La procahine bataille électorale risque donc d’être âprement disputée entre l’Adéma-PASJ, l’URD et le PSP. Sans oublier le Mouvement Citoyen (MC) qui s’apprête également à aller à la conquête de l’électorat malien.

Sadou BOCOUM

26 Janvier 2009