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C’est en 2009 que se dérouleront les élections communales. Ces élections de proximité sont impatiemment attendues par les représentants de la classe politique à peu près au même titre que ceux de la société civile. Avec la politisation à outrance de la vie publique, les électeurs ont certes peu d’engouements et cela pour plusieurs raisons fasse aux urnes.

Cependant, les citoyens qui désirent présenter leurs candidatures à ces élections sont de plus en plus intéressés par ces élections eu égard aux avantages que les élus, à différents niveaux, ont au sein de l’administration, de la société, voire en terme de gains. Ce sont là les motivations majeures des uns et des autres pour ces élections, à l’instar d’ailleurs des élections législatives. C’est compte tenu de tous ces atouts des élus qu’à tous les niveaux on s’active afin d’être fin prêts au rendez-vous des communales de 2009.

Les forces en présence

Le jeu politique a tendance à être davantage compliqué ces dernières années. E n effet, sur l’échiquier politique national, les données sont en pleine mutation en terme de rapports des forces. Le partis sont en train de naitre pendant que d’autres ont opté pour les fusions en espérant que c’est cela qui leur condférerait plus de chance lors des prochaines élections communela et surtout les élections générales de 2012.

Le fait de faire allusion ou de parler de ces élections générales, et de commencer à poser des actes ou à nouer des liens dans cette perspective n’est pas fortuit. En effet, pour beaucoup de gens, cela s’explique en particulier par le fait que les élections générales de 2012 passent inéluctablement par les communales de 2009.

Paradoxe ou anticipation?

On constate une sorte de paradoxe ou en tout cas d’anticipation chez des acteurs politiques ou des citoyens tout court qui nourrissent des ambitions politiques. En effet, pour certains, il faut concenter ses efforts sur l’organisation des élections communales qui sont les plus proches.

Quant aux autres, ils estiment qu’il y a nécessité, dès maintenant, de faire connaitre ses ambitions pour l’élection présidentielle de 2012. Est-ce une manière pour eux d’éviter de commencer les offensives en retard, après certains hommes politiques qui auraient l’opportunité de prendre de l’avance sur les autres?

La question mérite qu’on s’y penche, mais en attendant quels seront les rapports des forces? Nul ne peut à présent répondre à cette question avec certitude pour plusieurs raisons : d’abord parce que le paysage politique est loin de finir sa mue; ensuite les alliances se noueront dans le dessein de remporter un part importante de l’électorat pour s’assurer le maximum d’élus.

L’engouement du cote des femmes

Il faut également prendre en compte l‘engouement généralisé de représentants de la société civile qui sont en train de mettre les bouchées doubles afin de ravir la vedette aux acteurs politiques qui, à leur tour, ne ménagent aucun effort pour poser des actes tendant à faire dérouter les candidats ndépendants.

Dans cette mouvance, on sent de plus en plus le positionnement des femmes et des jeunes pour les prochaines échéances électorales. En effet, depis quelques années, l’approche genre domaine les débats non pas seulement au Mali, mais ailleurs sous d’autres cieux, et plus particulièrement dans les pays en développement d’Afrique où, à la faveur de certains préjugés et sous le poids de certaines traditions, les femmes se disent toujours défavorisées par rapport aux hommes dans tous les domaines y compris celui des élections.

Pourtant, ces dernières années, il y a eu beaucoup de progrès en terme de reprsentativité des femmes aux postes électifs. Cela est le fruit de luttes de longues haleines, mais demeure en deçà des attentes des femmes, certaines croyant que les efforts doivent être poursuivis pour sensibiliser davantage les femmes elles mêmes et leur faire comprendre qu’elles peuvent encore aller loin dans leur combat en prenant davantage conscience des enjeux des élections pour elles et partant, pour l’ensemble de la société.

Dans leur combat, elles insistent sur le fait qu’elles ont un rôle non négligeable dans les efforts de développement; ce qui explique, selon les leaders des femmes, l’impérieuse nécessité de poursuivre le combat en vue de réduire les disparités.

Cela se fera tant au sein des partis politiques qu’en dehors, l’ambition étant de rompre progressivement les tabous et autres facteurs handicapant les femmes dans une implication plus accrue aux efforts de développement car, en tant qu’élues, elles se donnent plus de moyens de prendre part aux prises de décisions concernant la construction de la Cité.

Les jeunes ne sont pas en reste

De plus en plus les jeunes s’organisent dans le cadre des partis et de leurs organisations respectives afin de mieux s’impliquer dans la gestion des affaires publiques. Ils n’entendent plus être systématiquement le fer de lance des formations politiques toutefois si ces structures ne prennent pas en compte certaines de leurs doléances, notamment en ce qui concerne la constitution des listes électorales.

Autant les jeunes ont joué un rôle instimable dans les efforts de lutte pour l’avènement de démocratie pluraliste au Mali, autant ils ont poursuivi les efforts de vigile de la démocrartie au Mali. En témoignent l’existence mais aussi les réactions multiples des organisations de la jeunesse au sujet des problèmes de la démocratie au Mali.

Ils entendent s’impliquer davantage dans la vie politique pour apporter leur expertise dans la construction nationale et se disent désormais déterminés à revendiquer leur place à tous les niveaux, notamment au plan électoral. Cette détermination des jeunes s’explique par le besoin d’une prise en compte plus accrue de leurs préoccupations, notamment dans le domaine de la création d’emploi, de la formation, mais aussi d’une meilleure gestion des affaires publiques.

Au regard de toutes ces volontés qui se manifestent, les rapports des forces seront fortement bouleversés lors des prochaines échéances électorales.

Moussa SOW

01 décembre 2008