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Après sa tournée d’information dans les 8 régions du Mali, la Commission Dialogue et Réconciliation a eu, le 23 juillet 2013 au gouvernorat de Bamako, une première rencontre avec la société civile et les autorités locales de la ville de Bamako. La rencontre était présidée par le gouverneur de Bamako, George Togo et elle était animée par le président de la Commission Dialogue et Réconciliation, Salia Soukona et ses deux vices présidents, Mme Traoré Oumou Touré et Méti Ag Mohamed Rhissa.

Il s’agissait pour les membres de la CDR, par cette première rencontre, de partager les missions de la Commission Dialogue et Réconciliation avec la société civile du District de Bamako. Dans son discours, le président de la CDR, Salia Soukona a expliqué les missions de la CDR. Créée pour une durée de deux ans, dira-t-il, la commission Dialogue et Réconciliation a, comme son nom l’indique, mission de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes.

Elle devra aussi recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue et de réconciliation ; identifier les groupes armés éligibles au dialogue conformément à la Feuille de route pour la transition ; et enregistrer les cas de violation des droits de l’homme commis dans le pays depuis le début des hostilités jusqu’à la reconquête totale du pays. « Nous avons besoin de votre accompagnement.

La Commission n’a pas vocation de juger. Elle n’a pas le pouvoir d’amnistier. Mais elle travaillera en étroite collaboration avec la justice. Le terrain est favorable et nous avons espoir de faire une belle moisson. Nous avons des valeurs qui peuvent nous permettre de nous réconcilier »a-t-il expliqué. A sa suite, la deuxième vice-présidente, Mme Traoré Oumou Touré ajoutera que la Commission a pour mission de faciliter le dialogue. « Nous sommes justes des facilitateurs.

Les mécanismes de fonctionnement de la commission est basés sur quatre piliers, à savoir la vérité, la justice, la réparation des torts et la non reproduction des erreurs du passé », a-t-elle ajouté.

Les participants (toute sensibilité confondue), à cette rencontre, ont félicité les membres de la CDR et les a demandé à beaucoup plus de persévérance. Ils ont émis des suggestions pour l’amélioration du travail de la CDR.

On peut citer, parmi ces suggestions, le recours à nos mécanismes traditionnels de gestion de conflit qui était basé sur des valeurs de pardon, de solidarité et de partage et la transformation de la CDR en cellule de veille permanente pour veiller sur la paix.

Madiassa Kaba Diakité

24 Juillet 2013