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Depuis un certain temps, les populations des quartiers de Faladié, Niamakoro et environs crachent leur ras-le-bol face aux agissements des éléments du commissariat du 10ème arrondissement dont leur sport favori est devenu le racket des paisibles citoyens.

En effet, il faut signaler que ce commissariat jouissait d’une très bonne réputation pour les nombreuses prouesses réussies par ses inspecteurs, dans le temps. Notamment à l’époque des inspecteurs Macky le Lynx, BHM, André Kamaté, etc…

En plus des commissaires qui se sont succédé à sa tête.

Mais, depuis un certain temps, ce commissariat n’est plus que l’image de lui-même. Il a perdu toute la bonne réputation que lui collaient les populations. On confond de nos jours, ce bastion des hommes noirs en un lieu de racket. « Pour que son affaire y soit réglée, il faut délier les cordons de la bourse » affirme un usager de ce commissariat.

D’ailleurs, le racket est devenu le sport favori des éléments de ce commissariat lors des patrouilles nocturnes.

Tout cela a débuté avec l’instauration de l’état d’urgence par les autorités de la transition au début de la guerre de libération des trois régions du nord du Mali des mains des islamistes.

Avec cet état d’urgence, les éléments de ce commissariat ont été vus plusieurs fois en train de procéder à la rafle musclée des personnes devant leurs portes.

Surtout les aides ménagères qu’ils passaient toute la soirée à ramasser, faute de pièces d’identité. Alors qu’ils savent où se trouvent les vrais bandits.

En effet, depuis un certain temps, les éléments de ce commissariat n’ont plus d’heure fixe pour commencer leur patrouille nocturne.

Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour vers le terrain de football, non loin de la résidence de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé à Faladié-IJA.

C’est le lieu de prédilection des éléments de ce commissariat qui y commencent leur patrouille dès 21 heures. Et quotidiennement ils remplissent leur véhicule de patrouille des aide-ménagères dont la plupart pour défaut de cartes d’identités.

Alors qu’ils connaissent les lieux où opèrent généralement les bandits.

Le plus grave dans cette histoire c’est que lorsqu’ils arrivent au niveau de ce terrain, ils circulent à vive allure avec les phares éteints. Sans se préoccuper du fait qu’ils peuvent provoquer des accidents.

Et lorsqu’ils prennent ces aides ménagères, ils les astreignent au paiement d’une somme avant de les relâcher. Et c’est aussi le cas pour les jeunes qui circulent autour de ce terrain où il ya beaucoup de « grin », qui sont pris sans carte d’identités.

Cette situation est aujourd’hui décriée par les populations de cette localité qui demandent aux autorités d’opérer un changement au niveau de ce commissariat dont les agissements des éléments font d’eux des dangers pour les populations. Au lieu d’être des éléments qui assurent leur sécurité, ils sont plutôt plus intéressés par les 1000 ou 2000 francs qu’ils prennent avec les aide-ménagères, les gardiens ou autres jeunes ruraux qu’ils prennent sans cartes d’identités.

Georges Diarra

04 Septembre 2013