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Les travaux de la 8ème revue des projets et programmes du Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tenus, hier, dans la salle de conférences de la Cellule de planification et de statistique (CPS). Ce cadre unique de révision des projets et programmes, institué par le gouvernement, a permis aux participants de procéder à une analyse critique des états d’exécution physique et financière, au 31 décembre 2007, du portefeuille des projets et programmes, d’identifier les principales contraintes et de proposer des mesures nécessaires en vue d’améliorer leurs performances.

Après les revues des projets et programmes des ministères de l’Elevage et de la pêche et de l’Agriculture, la Cellule de planification et de statistique vient d’organiser la 8ème revue des projets et programmes du Commissariat à la sécurité alimentaire.

La cérémonie d’ouverture était présidée par Yaya Tamboura, Commissaire adjoint à la sécurité alimentaire, avec à ses côtés le directeur de la CPS, Dr Hamadoun Sow. M. Tamboura a rappelé que le gouvernement considère le secteur agricole comme le moteur de l’économie. Cette volonté se traduit par l’ampleur des investissements réalisés dans les différents programmes de développement et l’adoption d’un Schéma directeur de développement rural qui reflète un objectif spécifique explicite du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

Le portefeuille des projets et programmes du Commissariat à la sécurité alimentaire porte sur sept projets, tous en cours d’exécution dont six inscrits au répertoire national des projets. Le coût total de ces projets et programmes s’élève à 42 milliards de FCFA. Le vaste et ambitieux programme d’activités du Commissariat a bénéficié d’un contexte favorable auprès des partenaires techniques et financiers.

Cependant, cette situation n’a pas empêché le Commissaire adjoint, Yaya Tamboura, d’indiquer que la capacité d’absorption des ressources mises à la disposition de sa structure demeure relativement faible, eu égard aux besoins énormes en matière d’investissements, et au fait que le niveau d’exécution des activités de bon nombre de ces projets et programmes ne permet pas d’atteindre, à présent, les objectifs escomptés. Face à cette situation et dans l’optique d’imprimer une nouvelle dynamique au secteur, il a été procédé à une institutionnalisation de la revue annuelle en vue d’améliorer les performances.


33 milliards de F CFA de financement acquis

La présente revue a offert une opportunité aux responsables de ces projets et programmes de faire, d’une part, l’analyse critique sur l’état d’exécution technique et financière, au 31 décembre 2007, de l’ensemble des huit projets et programmes du Commissariat. A cette date, le financement acquis s’élevait à 33 milliards de F CFA, soit un taux de 80% par rapport au coût total. Dans cette enveloppe, la part du financement intérieur se chiffre à environ 11 milliards.

La revue a été l’occasion de cerner les difficultés rencontrées. Elles ont pour nom : absence d’allocations budgétaires pour le suivi des projets, difficultés de mobilisation des ressources extérieures auprès des bailleurs de fonds, mise en œuvre par plusieurs projets des activités de suivi-évaluation externe à l’insu de la CPS et l’inobservation de ses attributions, difficultés d’accès à l’information auprès de certains bailleurs de fonds, insuffisances dans la maîtrise des procédures de passation des marchés…

Le Commissaire adjoint a espéré que les participants vont proposer des axes stratégiques d’actions à entreprendre pour lever ces contraintes identifiées dans le document de la revue. Pour ce faire, ils ont affiné les résultats de cette 8ème revue tant en ce qui concerne l’exhaustivité des projets et programmes revus qu’en ce qui concerne leur niveau précis d’exécution physique et financière ainsi que leur contribution à l’atteinte des objectifs de lutte contre la pauvreté. « C’est un défi énorme qui est pour vous et le département en charge de ces projets et programmes de réussir à lever les différentes contraintes de mise en œuvre et maximiser leurs performances  » a précisé M. Tamboura.


Un triptyque de préoccupations à satisfaire

Le Commissaire adjoint à la sécurité alimentaire, Yaya Tamboura, a profité de la cérémonie de clôture de cette 8ème revue pour remercier la Coopération technique belge dont le financement a permis aux équipes mixtes de sillonner toutes les régions et d’approcher les gestionnaires des projets et programmes pour la collecte des données. Il a, ensuite, reconnu l’effort laborieux des participants à cette journée qui a examiné en détail les différents documents relatifs à l’exécution de ces projets et programmes.

Cet exercice leur a permis d’identifier les atouts, les potentialités, les opportunités, les contraintes et obstacles qui entravent la bonne exécution des projets. Parmi les solutions proconisées par la revue figurent l’amélioration des procédures de mobilisation et de gestion des ressources affectées ainsi que l’implication de la CPS dans toutes les négociations de projets et toutes les missions de suivi-évaluation.

Aussi, M. Tamboura a-t-il indiqué aux participants que le triptyque des préoccupations «environnement viable, sécurité alimentaire et lutte contre la pauvreté» ne trouvera une entière satisfaction que lorsque les responsables chercheront à remplir les missions dévolues, avec toute l’efficacité et l’efficience nécessaires à l’atteinte de l’objectif principal, à savoir le développement économique et social.

Il a terminé ses propos en rassurant les participants du soutien indéfectible du Commissariat à la sécurité alimentaire pour mettre en oeuvre les conclusions de la réunion afin de réussir le pari du développement.

Youssouf CAMARA

13 Mars 2008.