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Cet atelier d’un jour a permis aux participants de débattre des thèmes comme « les facteurs d’échec et les conditions de réussite de la mise en marché collective au contexte de l’Afrique de l’Ouest  » développer par André Beaudouin, Secrétaire général de l’Union des Producteurs Agricole du Québec et Développement International et la  » Contribution de la mise en marché collective au développement du secteur agricole« .

« Le défi du monde paysan est la culture de la compétence pour plus de rentabilité, une adaptation permanente aux besoins du marché, tout cela devant s’orienter vers le contrôle des outils économiques et éducatifs afin de faire des producteurs et productrices agricoles des gestionnaires professionnels, compétents et capables de représenter leurs organisations respectives dans les différentes filières » a relevé dans son allocution, Josée Fluet, chef de la Coopération canadienne à l’ambassade du Canada au Mali.

«Au-delà de la professionnalisation des organisations paysannes, il faut l’accompagnement des pouvoirs afin de pouvoir développer une agriculture rentable et durable», a poursuivi l’oratrice.

Le projet PACCEM (Projet d’appui à la commercialisation des céréales au Mali) signé entre les gouvernements du Mali et du Canada, s’inscrit dans cette perspective.

Ce projet a pris corps suite au corps suite aux efforts de libéralisation du marché céréalier entrepris dans le cadre du Programme de restructuration du Marché Céréalier (PRMC) auquel a pris part le Canada.

Il fallait donc réussir le préalable qui est de passer d’un monopole de l’Etat à un fonctionnement libre du marché où tous les acteurs privés et associatifs sont appelés à jouer pleinement leurs rôles.

Dans une perspective de réduction de la pauvreté et d’accroissement et d’accroissement de la sécurité alimentaire, le projet PACCEM a donc pour but de permettre aux paysans et paysannes des régions sélectionnées de jouer, à travers leurs organisations, un rôle actif dans leurs filières respectives afin qu’ils puissent obtenir un juste prix pour leurs produits et un revenu plus stable.

Après une phase pilote entre 1995-1997, une première phase de 1998-2002 et une deuxième phase prévue de 2003 à 2009, le projet est essentiellement axé sur la mise en marche collective des céréales (riz, mil, sorgho, maïs) et de l’échalote à Ségou ainsi que du blé à Diré.

Il vise à renforcer les capacités de négociation des organisations paysannes partenaires tout en assurant un transfert progressif de compétences et une adaptation de l’expérience canadienne aux réalités socio-économique des régions ciblées.

 » L’appropriation par les producteurs, à travers leurs organisations faîtières que sont Faso Jigi à Ségou et Baabahuu Jici à Diré durant les deux phases du Projet d’Appui à la commercialisation des Céréales au Mali (PACCEM) témoigne éloquemment l’excellence des rapports entre le gouvernement du Mali et le gouvernement du Canada en matière de renforcement des capacités et de transfert des compétences. Rien que pour la campagne de commercialisation 2005-2006, Faso Jigi a pu mobiliser 1,4 milliard de FCFA auprès de la BNDA tandis que Baabahuu Jici se retrouve avec un besoin financier de 72,5 millions auprès de la caisse Nyésigiso  » a, quant à lui, souligné le Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture qui présidait la cérémonie au nom de son ministre empêché.

Yaya SIDIBE

24 mars 2006.