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Les agents de la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) dénoncent leurs conditions de travail et menacent d’aller en grève.

La direction nationale du commerce et de la concurrence était prise d’assaut jeudi 20 octobre, à l’occasion de l’assemblée générale de la section syndicale de la structure. Au menu de cette rencontre : l’évaluation du protocole d’accord signé entre la direction et les travailleurs pour l’amélioration des conditions de travail des agents.

Ce cahier de charges s’articule autour de la dotation du service en matériels et mobiliers de bureau, en moyens logistiques et sécuritaires, l’octroi d’un statut particulier et un plan de carrière, le transfert de la direction régionale du commerce et de la concurrence du district de Bamako en un endroit approprié et sécurisé, le prélèvement de 0,25 % sur la valeur FOB des intentions d’importation destinées au renforcement des capacités de la DNCC et à la motivation du personnel.

La création et l’équipement d’un centre de formation pour les travailleurs de la DNCC et les services rattachés ainsi que l’audit du fonds programme de vérification des impôts (PVI) alloués à la DNCC sur les trois dernières années font partie aussi de leurs exigences.

Selon le secrétaire général du comité syndical, la DNCC est une structure vétuste avec manque de mobiliers de bureau et de moyens de déplacement. « Si un matériel tombe en panne, ce sont les agents qui cotisent pour le réparer ou acheter un autre. Certains de nos agents mènent souvent en toute insécurité des opérations sur le terrain à moto tard dans la nuit. Chose que nous jugeons de nos jours inacceptable », a expliqué M. Sidibé. C’est pourquoi, il a invité ses collègues à la mobilisation générale pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Aussi les travailleurs de la DNCC exigent-ils la levée de l’obligation d’assurance des intentions d’importations. Une décision qui avait été suspendue depuis 1982. « Les agents des impôts et les douaniers se sont battus pour avoir leur statut particulier et d’autres avantages. Nous aussi, nous n’allons pas baisser les bras et nous allons nous faire entendre », a ajouté l’orateur.

Les travailleurs de la DNCC, rompus à la tâche, mais qui vivent des conditions de travail précaires depuis des décennies, dira-t-il.
En tout cas, le syndicat n’entend pas se laisser faire : « Nous savons que les défis pour les autorités sont énormes, cependant nous les invitons à résoudre nos préoccupations dans les meilleurs délais, sinon nous n’allons pas exclure d’aller en grève. Puisqu’un préavis de grève sera déposé la semaine prochaine », a conclu M. Sidibé qui a pris à témoin le Syntade et l’UNTM.

Bréhima Sogoba
Du 21 Octobre 2016