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maternite.jpgAu Mali, une femme meurt toutes les 3 heures par suite de complication de la grossesse ou de l’accouchement. 80 nouveau-nés meurent chaque jour faute de soins appropriés.

Aussi, vu les avancées de la science et de la technique, il est aujourd’hui inadmissible qu’une femme meure en donnant la vie. Les autorités maliennes qui s’emploient à circonscrire des endémies majeures comme le Sida, la tuberculose et le paludisme, entre autres, accordent également une attention particulière à la santé de la mère.

C’est à cet effet, que les pouvoirs publics ont initié la Journée nationale de la maternité à moindre risque, célébrée chaque année dans notre pays. Cette année, la 3è édition de cet événement, a été délocalisé à Baguineda pour mieux coller au thème « Accouchement sécurisé : rôle de la communauté ».

Cette 3è édition de la journée nationale de la maternité à moindre risque, a eu lieu sous la présidence de la ministre de la Santé, Mme Maïga Zeïnab Mint Youba.

Etaient également présents, les partenaires techniques et financiers, le directeur de cabinet du gouverneur de la région de Koulikoro, Amidou Traoré, le maire de la localité, Mamadou Traoré.

La santé de la mère est au cœur de la politique nationale de santé. C’est ainsi que nombreuses actions sont menées pour promouvoir la santé de la mère et de l’enfant dans notre pays, comme la gratuité de la césarienne pour toutes les parturientes et la promotion d’une meilleure santé de la reproduction à travers la planification familiale

Malgré ces acquis, la santé de la femme reste toujours confrontée à des difficultés comme en atteste la cruelle vérité des statistiques écrites plus hauts.

Ces chiffres interpellent la conscience collective et appellent à une implication de la communauté entière pour une meilleure prise en compte de ces préoccupations. Il faudrait convaincre la femme de suivre les consultations prénatales, mais aussi de réunir les conditions pour un accouchement assisté, c’est-à-dire, effectué par un personnel compétent.

Aujourd’hui, au Mali, il revient à la communauté d’accompagner les efforts des pouvoirs publics pour mettre à la disposition de la femme, les soins nécessaires et les conditions d’un accouchement sécurisé.

Par exemple, dans les localités rurales, la communauté doit s’impliquer dans ce combat. Elle doit également alimenter la caisse de solidarité destinée à supporter les dépenses liées à la référence-évacuation de la femme enceinte vers une meilleure structure de prise en charge.

Dans son discours, la ministre de la Santé a confirmé que les facteurs qui contribuent à cette situation sont le recours insuffisant et tardif aux soins maternels, l’insuffisance de personnel qualifié pour une assistance compétente à l’accouchement et les avortements clandestins.

Rappel a été fait par Mme Maïga Zeïnab Mint Youba, de la volonté affichée des autorités de renverser la tendance avec l’inscription de la réduction de la mortalité maternelle et néo-natale dans la déclaration de politique générale, l’adoption de textes législatifs et réglementaires pour la santé de la reproduction, ainsi que la forte implication des Premières dames d’Afrique de l’ouest et du centre dans la mise en œuvre du plan d’actions de la Vision 2010.

Quant au directeur de cabinet du gouverneur de la région de Koulikoro, Amidou Traoré, lui a souligné que la mortalité maternelle et néo-natale est une véritable tragédie dans le monde notamment dans les pays en développement. 529 000 cas de décès maternels sont enregistrés chaque année dans le monde selon Mr Traoré.

Auparavant, le maire de Baguineda et le président de la Fédération régionale des associations de santé communautaire (Ferascom) de Koulikoro, Mamadou Diarra, ont tour à tour, dépeints le sinistre tableau des décès maternels et infantiles.


27 juillet 2007.