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La journée mondiale de la vue couplée cette année à la semaine nationale de lutte contre la cécité a été célébrée, le Jeudi 12 Octobre 2017, sous la houlette du ministre de la solidarité et de l’action humanitaire Hamadoun Konaté qui représentait le ministre de la santé et de l’hygiène publique, en présence des partenaires techniques et financiers et des acteurs sanitaires impliqués dans la lutte.

Elle a été une occasion de montrer les efforts engagés par le gouvernement et ses partenaires en faveur de l’atténuation de la souffrance des malades et sur l’élimination de certaines maladies entrainant la cécité comme le trachome.

Célébrée à travers le monde chaque 12 Octobre, la journée mondiale de la vue est une occasion pour assurer une large mobilisation sociale et une grande sensibilisation autour des problèmes de santé oculaire, elle offre également l’opportunité aux pays du monde d’engager une lutte contre les maladies oculaires entrainant la cécité et de brandir les résultats engrangés pour rendre la vue aux maladies sur le point de perdre la vue. Au Mali, la cécité représente un véritable problème de santé publique, mais aussi socio-économique.

La prévalence est estimée à 1,2%, ce qui correspond à 214 000 aveugles, a signalé le ministre de la solidarité et de l’action humanitaire Hamadoun Konaté qui représentait son homologue de la santé et de l’hygiène publique. Il a cité les principales causes de cécité qui sont : la cataracte, 1ère cause mondiale de cécité ; le glaucome, 2ème cause de cécité, avec environ 14% des cécités; le trachome ; les opacités cornéennes ; les vices de réfraction ; l’onchocercose etc. Avant d’ajouter que la perte de la vue représente actuellement un énorme fardeau pour l’humanité. « Le statut socio-économique est un facteur déterminant du phénomène en ce sens que plus de 90% des handicapés visuels vivent dans les pays en voie de développement », déplore-t-il.

Dans notre pays, plusieurs actes majeurs ont été posés parmi lesquels: la création et l’équipement de 14 Centres Secondaires d’Ophtalmologie dirigés par des médecins ophtalmologistes et 33 Unités de soins oculaires dirigés par des Assistants Médicaux en Ophtalmologie ; l’ouverture effective de la filière optométrie sous l’impulsion de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé. La présence de l’IOTA, structure de troisième référence qui contribue à la formation initiale et continue en Afrique francophone affirme Konaté.

Malgré des acquis indéniables, des défis restent à relever. Il s’agit entre autres de la mise à disposition de ressources humaines de qualité en nombre suffisant réparties sur l’ensemble du territoire national, regrette-t-il. En effet, le ratio en personnel spécialisé de santé oculaire reste toujours en deçà des normes de l’OMS et la répartition est nettement en défaveur de l’intérieur du pays tout en mentionnant que des efforts consentis pour renverser la tendance. Quant au vice présidente de Hellen Keller Mette Kinoti, elle a salué l’engagement des autorités maliennes dans la lutte contre les maladies oculaires surtout le trachome dont sa structure avec l’accompagnement du gouvernement du Mali sont sur le point  d’éliminer au Mali devenant du coup le premier pays au sud du Sahara à atteindre un tel exploit.

Moussa Samba Diallo

Du 13 Octobre 2017