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Les autres membres du comité étaient aussi présents à la cérémonie qui s’est déroulée hier à la Primature.

Le Premier ministre a félicité Modibo Kéïta, l’un de ses prédécesseurs à la Primature, et les membres de son équipe pour le choix porté sur leurs personnes afin de conduire les États généraux sur la corruption dont les conclusions sont très attendues.

« Au regard de votre expérience, de vos qualités morales et de la crédibilité dont vous jouissez, j’ai décidé de vous confier le comité préparatoire des États généraux sur la corruption« , a confirmé le chef du gouvernement.

Dans la lettre de mission, Modibo Sidibé rappelle que la lutte contre la corruption est un phénomène complexe. Le combat est non seulement une exigence forte pour les pays en développement comme le nôtre, mais aussi une demande forte des populations et des partenaires au développement.

Le chef du gouvernement souligne que la lutte contre le fléau ne date d’aujourd’hui. Plus récemment, le président de la République Amadou Toumani Touré, dès l’entame de son premier mandat, a pris des initiatives fortes contre le mal.

Il s’agit entre autres de l’installation des pôles économiques et financiers institués auprès des tribunaux de première instance de Kayes, de la Commune III du district de Bamako et de Mopti, du renforcement des moyens humains et budgétaires des structures de contrôle de l’administration, et de la création du Bureau du vérificateur général.

Concertations régionales et nationales.

En dépit de ces efforts, il faut se rendre à l’évidence que le mal persiste, a déploré le Premier ministre. Mais rien n’est encore perdu pour relancer la machine. Telle est la conviction du chef de l’État qui, après sa réélection, a aussitôt proposé l’organisation d’États généraux pour conduire un processus vigoureux et efficace de lutte contre la corruption.

« Les États généraux sur la corruption doivent permettre de prendre un nouvel élan et insuffler une nouvelle dynamique associant l’ensemble des acteurs de notre pays« , a poursuivi le chef du gouvernement.
Concevoir et mettre en oeuvre toutes les activités relatives à la préparation et au bon déroulement des États généraux, telle sera la principale mission du comité préparatoire, a précisé Modibo Sidibé.

Il a invité les membres de la structure à veillez, à travers des concertations régionales et nationales ainsi que des ateliers thématiques, à assurer la participation de l’ensemble des acteurs au processus : cadres et agents de l’administration, représentants de la société civile et du secteur privé, représentant des partenaires au développement, organisations spécialisées.

« Les États généraux sous votre impulsion devront constituer un espace et un moment de réflexion, d’échanges voire d’introspection collective débouchant sur un nouveau contrat accepté par l’ensemble des acteurs, une nouvelle relation à la chose publique et à l’éthique« , a précisé le Premier ministre.

L’objectif est de parvenir à un diagnostic et à un projet national partagé de lutte contre la corruption autour duquel le gouvernement articulera un ensemble de mesures et de reformes susceptibles d’instaurer de nouvelles pratiques saines de gouvernance et de gestion des affaires et des deniers publics, une citoyenneté nouvelle, pétrie de valeur et d’éthique.

Modibo Sidibé a enfin souhaité que le comité puisse remettre les conclusions des États généraux sur la corruption courant septembre prochain, assorties d’une proposition de mécanisme de suivi et d’évaluation.

Avec efficacité et humilité.

Le président du comité préparatoire a remercié le Premier ministre pour la confiance placée en lui et ses collègues pour préparer ces importantes assises. « C’est une lourde tâche qui nous a été confiée.

C’est à nous de faire preuve d’humilité, d’efficacité, si possible de transcender les vagues déferlantes pour mener à bien notre mission« , a déclaré Modibo Kéita. L’ancien Premier ministre précisera que le comité qu’il préside n’est ni une structure de contrôle, ni d’inspection encore moins de vérification. « Notre mission, a-t-il dit, est de mener une réflexion endogène sur un phénomène qui préoccupe tous les Maliens.

A l’issue des conclusions de nos travaux au bout de 6 mois, nous allons produire des propositions et faire en sorte que les Maliens puissent croire qu’il est possible de lutter contre la corruption. A partir de maintenant nous allons nous mettre au travail et la lettre de mission que le Premier ministre nous a adressée nous permettra de convenir d’une méthode de travail« .

C’est le 28 mai dernier qu’a été décidé par décret la création d’un comité préparatoire des États généraux sur la corruption. Il a pour mission d’assurer l’organisation des États généraux sur la corruption. A ce titre, il organise les concertations, coordonne et veille à la mise en oeuvre de toutes les activités relatives à la préparation et au déroulement des États généraux sur la corruption.

Il prépare les thèmes à soumettre à la discussion des États généraux, élabore le projet de programme et veille à la prise des mesures et à la réalisation des taches nécessaires à la réussite de la rencontre.

M. KEITA

11 Juin 2008