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Lundi, à l’Hôtel Salam, la cérémonie d’ouverture de la 19ème session ordinaire du Comité interparlementaire de l’Uemoa (CIP) a eu lieu sous la présidence du premier responsable du Comité, Mahamane Ousmane, président de l’Assemblée nationale du Niger.
Etaient présents : le président de l’Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga et nombreuses autres personnalités.

A l’ordre du jour : La présentation du rapport annuel de la Commission sur l’évolution et le fonctionnement de l’Union et la mise en place d’un nouveau bureau du CIP.

Ibrahim Boubacar Kéïta, dans son allocution a salué le fait que l’union soit aujourd’hui citée comme un modèle d’intégration sous-régionale en Afrique.

Rappel a été fait par le président de l’hémicycle malien, de la décision de nos pays de mettre en commun nos atouts et nos ambitions dans le regroupement sous régional qu’est l’Uemoa.

Ainsi, grâce au CIP, l’Uemoa joue tout son rôle dans le développement des différents États, a estimé le président de l’assemblée nationale du Mali.

Quant au président du CIP Mahamane Ousmane, qui est en fin de mandat, lui a émis le souhait que l’année qui commence soit une année de paix, de progrès et d’approfondissement de l’intégration pour le bonheur et l’épanouissement des populations de notre communauté.

Tout en remerciant ses collègues maliens qui n’ont ménagé aucun effort afin d’assurer le bon déroulement de cette 19ème session, Mahamane Ousmane, a fait le bilan des activités du CIP pour les quatre dernières années.

Le CIP avait comme missions d’initier des actions visant à contribuer au maintien ou à l’instauration d’un climat de paix, de concorde dans notre sous région, à faire progresser les procédures de ratification du Traité portant création du parlement de l’Uemoa et à impulser une dynamique nouvelle au processus d’intégration par la qualité de la contribution des représentants des peuples de la sous région.

C’est ainsi que le CIP en tant qu’instrument de dialogue, s’est attelé à s’impliquer fortement dans le règlement pacifique des conflits, car au niveau du CIP règne la conviction profonde, selon laquelle, aucun processus d’intégration viable ne peut être mené dans un climat d’insécurité.

C’est pourquoi le CIP a mis en place un Conseil parlementaire pour la paix qui est un cadre institutionnel de prévention et de règlement des conflits.

Annonce a été faite par Mahamane Ousmane, que le dossier de création et d’installation de l’organe de contrôle démocratique de l’union qu’est le parlement de l’Uemoa, est pratiquement au stade d’achèvement. En effet, sur les huit États de l’union, seule la Côte d’Ivoire qui traverse une crise, n’a pas encore ratifié le traité.

Dans le cadre de la complémentarité et de la synergie qui doivent présider aux activités de l’union, Mahamane Ousmane a indiqué que le CIP a invité le gouverneur de la Beceao à présenter à plusieurs reprises des communications sur l’évolution de la situation monétaire de l’Union ; de même, responsables de la Boad ont été interrogés sur les activités et les perspectives de la Banque ouest africaine de développement.

Félicitations à l’endroit de notre compatriote Soumaïla Cissé pour sa brillante réélection à la tête de la Commission de l’Uemoa pour quatre ans, ont été émis par Mahamane Ousmane.

Avant de passer le témoin à son successeur, nécessité de préserver et de consolider certains acquis a été soulignée par le président du CIP. Ce sont entre autres, le caractère convivial des relations au sein du CIP qui a cultivé un esprit de partage et de solidarité que l’on retrouve rarement dans ce genre d’organisation communautaire, le rôle du comité interparlementaire dans la prévention des conflits politiques ou leur règlement.

Mahamane Ousmane a émis le souhait que le parlement de la Cedeao dont il s’apprête à assurer la présidence et le CIP tissent des rapports féconds au profit d’une intégration ouest africaine réussie.

06 février 2007.