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Désormais les redoutables soldats du camp Soundiata de Kati règnent en maître dans les locaux de la compagnie parachutiste du 333e bataillon sise Djicoroni Para.

Tout a commencé le 30 avril en fin d’après midi lorsque les éléments de l’infanterie lourde de Kati, de la base aérienne et du génie militaire, fidèles au capitaine putschiste, ont investi la base des para-commandos pour venir prendre le colonel Abdine Guindo. Ils ont trouvé une farouche résistance. Du fait que les hommes du colonel s’y sont opposés catégoriquement.

Les combats faisaient rage jusqu’au lendemain 1er mai. Les coups de feu nourris des Kalachnikovs et autres armes de guerre ont semé la panique dans ce camp réputé imprenable. C’était le sauve-qui-peut au sein des habitants et des riverains de Djicoroni Para.

Fautil rappeler qu’à la suite de la chute de l’ex-président ATT, le chef de corps des commandos parachutistes, le colonel Abdine Guindo, avait refusé de se présenter, sur convocation, à la sécurité d’Etat. Depuis la chasse à l’homme a commencé. C’est finalement vendredi que les hommes du colonel Abdine, avec l’aide de certains complices ont décidé d’occuper le devant de la scène. A 13 h, une alerte est donnée, le magasin d’armes du camp para est vidé, car il fallait à tout prix faire face à l’adversaire.

Ce jour-là, aux environs de 16 h 30 mn, l’accès du camp commando était filtré. C’est à 17 h les premières des colonnes de Pik Up prennent différentes directions pour occuper les points stratégiques occupés par la junte.
En tout cas, la matinée du mardi a été rude pour les fidèles du colonel Abdine qui n’ont pas pu résister face aux éléments du camp Soundiata lourdement armés. Certains bérets rouges ont pris la clé des champs, avec à leur tête le chef de corps, pour une destination inconnue.

Après la prise du camp, le constat est amer. Des actes de vandalisme et des scènes de pillage des bureaux s’ensuivirent. Maisons et boutiques de militaires ont été pillées. Les familles des para-commandos ont abandonné leur maison pour se mettre à l’abri de tout mal.

Espérons que dans les jours à venir, il y aura une issue favorable à cette crise pour que tous les militaires se retrouvent pour faire front commun et cheminer les uns avec les autres pour libérer le Nord.

Gérard DAKOUO

Le Prétoire du 03 Mai 2012