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La problématique des violences faites aux femmes et aux filles n’est pas seulement une question d’actualité, mais aussi un problème de société. C’est pourquoi chaque année, WILDAF-Mali, en partenariat avec l’Aide de l’Eglise Norvégienne (AEN), saisit l’opportunité pour informer et sensibiliser l’ensemble de la population, et particulièrement, la famille judiciaire, sur la question.

Après 15 jours d’information et de sensibilisation dans les six Communes et dans d’autres structures de Bamako, c’est l’Ecole Nationale de Police qui a bouclé la boucle de cette campagne de la sensibilisation contre la violence faite aux femmes et aux filles initiée par WILDAF-Mali, ce samedi 13 Décembre 2008, en présence de représentants de la direction de la formation les instructeurs et encadreurs de l’Ecole Nationale de Police du Mali.

Cette rencontre s’est déroulée à la faveur d’une conférence-débat sur les violences faites aux femmes et aux petites filles. Elle avait pour but de contribuer à engager le débat sur lesdites violences, et de sensibiliser la communauté sur la question.

A l’ouverture de cette rencontre, le Directeur de l’Ecole Nationale de Police, le Commissaire Tiémoko Sanogo, s’est dit heureux de reçevoir WILDAF-Mali, dans ses oeuvres de lutte contre ces violences faites aux femmes. M. Sanogo a déploré le fait que malgré la diffusion et la sensibilisation des informations faites par les masses médias, relativement aux violences faites aux femmes, nombreux sont les pays du monde où ces violences existent encore, singulièrement dans les zones de tensions.

Il a, par ailleurs, souligné que pour les futures agents des forces de sécurité qui ont assisté à cette rencontre, c’est un impératif pour chercher à comprendre les causes et conséquences de ses violences, afin d’y trouver des remèdes.

Selon la présidente de WILDAF-Mali, Maître Djénéba Diop Sidibé, cette activité s’inscrit dans le cadre de l’information et de l’éveil de la conscience des acteurs judiciaires (que sont les policiers) sur l’ampleur du phénomène, de même que les conséquences néfastes des violences faites aux femmes et aux petites filles.

A ses dires, cette rencontre permettra, au groupe ciblé, d’apporter son appui à la cause et d’accorder une plus grande visibilité aux droits de la femme et de la petite fille, par l’institution de la campagne mondiale de lutte contre les violences à l’égard de la femme et de la petite fille. Mme Djénéba Diop Sidibé a enfin remercié l’Aide de l’Eglise Norvégienne, dont le soutien financier a permis de réaliser cette action pour la promotion des droits de la femme et de la petite fille.

Quant au conférencier, Me Youssouf Diallo, son exposé a porté sur les violences faites aux femmes et aux petites filles. Pour la circonstance, il a évoqué l’ampleur de ces pratiques à l’égard des femmes. De son avis, le problème est loin d’être malien : il est mondial. Toujours selon lui, la question des violences faites aux femmes est plus qu’une actualité. C’est pourquoi WILDAF-Mali a organisé quinze jours de campagne à travers les Communes et bien d’autres structures de Bamako sur les violences faites aux femmes, dira-t-il.

Il a par ailleurs cité d’autres exemples de violences faites aux femmes : à savoir, les violences sexuelles et physiques, les gavages des jeunes filles, l’excision, les injures, le lévirat, le mariage forcé ou précoce. Toutes ces pratiques ont été déplorées par Me Diallo, au cours de son intervention.


Mariétou KONATE

15 Décembre 2008