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Le colonel El hadj Gamou est l’un des tout premiers touaregs à avoir intégré les forces armées, suite à la signature du Pacte national en 1992. Depuis, l’homme se dévoue, corps et âme, pour sa patrie qu’il sert avec loyauté et dévouement.

Cet officier, connu pour sa rigueur, dirige depuis des années la zone militaire de Gao. Après l’attaque de Kidal, le 23 mai 2006, le colonel Gamou eut la lourde responsabilité de diriger les opérations. Ensuite, il a rejoint son commandement à Gao.

Depuis la semaine dernière, il est de retour à Kidal. En effet, sur décision de la hiérarchie militaire, il est à nouveau nommé commandant des opérations militaires de la zone de Kidal. Ce qui du coup place toutes les opérations militaires de cette région sous son contrôle.

Dans un entretien qu’il nous a accordés la semaine dernière à Kidal à bord de son véhicule 4×4, l’officier nous a entretenu sur les agissements de Bahanga, un bandit de la tribu des Ifoghas.
« Contrairement à ce que pense l’opinion à Bamako, la crise qui sévit actuellement au nord de notre pays n’est pas une rébellion touarègue ; il est important que les gens fassent la distinction », a-t-il soutenu.

Pour le colonel Gamou, les actes de banditisme qui se passent actuellement dans la région de Kidal ne sont que le fait d’une minorité de gens bien identifiés et dirigés par Ibrahim Ag Bahanga. Ce bandit, qui n’est pas à ses premiers actes, a toujours agi pour son profit personnel, de l’avis du colonel Gamou, pour qui, ces agissements ne sauraient engager toute la communauté touarègue, largement favorable à la paix et à la stabilité de la région.

Parlant de la situation réelle à Tinzawaten, le colonel Gamou, confie avec assurance que la situation est présentement sous parfaite maîtrise. « C’est cela le sens de notre mission qui est de rétablir la sécurité des populations civiles et faire en sorte que la paix revienne à Tinzawaten et environ », a-t-il indiqué avant d’ajouter : «A la date d’aujourd’hui, les forces armées sont présentes dans toute la zone et patrouillent partout aussi bien à Tinza et Menaka qu’à Kidal ».

En ce qui concerne la question de la libération des otages, l’officier a indiqué que le dossier est en bonne voie. Pour lui, depuis qu’ils ont été défaits à Tinzawaten, Bahanga et ses hommes sont dans une passe difficile. Aux dernières nouvelles, Bahanga serait entrain de négocier une trêve qui se discute présentement au niveau des politiques, a confié le commandant des opérations de Kidal qui s’est dit également très satisfait de l’impressionnant travail qui est entrain d’être accompli par la commission de déminage qui a déjà retiré une bonne partie de ces engins dangereux enfouis sous le sol de Tinzawaten.

Oumar Diamoye

19 novembre 2007.